Accueil des enfants renforcé dans le canton de Neuchâtel

Le législatif neuchâtelois veut un meilleur accueil des enfants. Il préconise à l'unanimité ...
Accueil des enfants renforcé dans le canton de Neuchâtel

Le législatif neuchâtelois veut un meilleur accueil des enfants. Il préconise à l'unanimité un taux de couverture minimum de 35% dans les structures pré et parascolaires.

  Le Grand Conseil neuchâtelois préconise un meilleur taux de couverture des places d'accueil dans le canton. (Photo : illustration).  Le Grand Conseil neuchâtelois préconise un meilleur taux de couverture des places d'accueil dans le canton. (Photo : illustration).

Le Grand Conseil neuchâtelois a approuvé mercredi à l'unanimité de développer les places d'accueil extrafamilial et d'être plus généreux que le Conseil d'État. Le taux de couverture minimum de 35% devrait être atteint d'ici à quatre ans, tant dans le domaine préscolaire que dans le parascolaire.

"Neuchâtel occupe la 2e position en Suisse du nombre de places ouvertes par enfant. Cette révision permettra de maintenir cet excellent" classement, a déclaré Frédéric Mairy, conseiller d'État, chef du Service de protection de l'adulte et de la jeunesse. Elle demandera toutefois des efforts financiers du canton, des communes et des parents.

Actuellement, le taux de couverture est d'au moins 30% pour l'accueil préscolaire et d'au moins 20% pour l'accueil parascolaire. Le Conseil d'État voulait monter le taux à 33% pour les deux.

Les députés ont rappelé l’importance de garantir un nombre de places suffisant dans les structures pré- et parascolaires, que ce soit pour le développement de l’enfant, le renforcement du lien social, l’inclusion ou encore le soutien aux parents actifs. Dans un compromis, le Grand Conseil a décidé de fixer le taux de couverture à 35%. Ce qui réjouit la popiste Sarah Blum : « Augmenter le nombre de places, c’est une immense avancée et cela va soulager de nombreuses familles, car actuellement il y a beaucoup d’enfants sur des listes d’attente. » Autre point de satisfaction pour la députée POP, l’introduction d’une grille salariale de référence. 

Sarah Blum : « La nouvelle grille salariale devrait augmenter les salaires les plus bas et réduire la différence avec les plus hauts. »

Certains - à gauche - auraient voulu le monter à 40% ou qu'une place soit garantie pour chaque enfant, à l'image de ce que propose Neuchâtel avec le projet d'école à journée continue MAE, comme l’explique la députée POP Sarah Blum. Ils se sont toutefois ralliés à l'amendement de la commission, accepté à l'unanimité.

« On aurait souhaité que les parents qui demandent une place pour leur enfant l’obtiennent dans un délai raisonnable. »

Certains députés ont également regretté que cette révision n’intègre pas de mécanismes de contrainte. C’est une loi incitative, rappelle l’élue UDC Roxann Durini.

Roxann Durini : « La grille salariale et d’autres éléments votés ne seront pas nécessairement mis en place dans les Communes et dans les structures. »

Autre nouveauté qui, elle, ne fait pas l’unanimité. La possibilité donnée à certaines structures d’accueil extrafamiliales d’étendre leurs heures d’ouverture. Il s’agit là de répondre aux besoins des parents dont l’horaire de travail ne leur permet pas de venir chercher leur enfant à 18h ou 18h30. « Le groupe était très partagé sur cette question-là », explique Roxann Durini. « C’est nécessaire dans certains cas, mais il faut fixer une limite à ces extensions. »

« On ne veut pas des structures d’accueil ouvertes 24 heures sur 24. »

Garder les élèves de 7e et 8e

Les députés n'ont pas souhaité non plus que les élèves de 7e et 8 années scolaires soient sortis du dispositif de financement, comme le souhaitait le gouvernement. Ils ont refusé un amendement du groupe VertPOP demandant de majorer les prix coûtants bruts de 2% lorsque les structures d'accueil offrent des repas bios et locaux.

Le Grand Conseil s'est aussi soucié de la disparité conséquente entre les communes sur l'accueil extrafamilial. Il a demandé d'évaluer l'évolution du taux de couverture après l'introduction de cette nouvelle loi-cadre, car celle-ci ne peut pas, dans l'absolu, obliger les communes à atteindre un taux de couverture minimal. /jpp-ATS


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