Beaucoup d’émotion autour de l’avenir d’un bâtiment emblématique de la ville de Neuchâtel. Une pétition en ligne a été lancée le 8 février pour sauver l’immeuble du faubourg du Lac 27. Celui-ci héberge le cinéma Bio, le Bleu Café et la salle de spectacles Le Salon. Et il pourrait disparaître sous sa forme actuelle.
C’est la Caisse de pensions de la fonction publique du canton de Neuchâtel, ex-Prévoyance.ne, qui est propriétaire. Cela fait plus de cinq ans qu’elle nourrit un projet immobilier au sujet du faubourg du Lac 27, mais aussi le 23 et le 25 de la même rue.
Ces immeubles sont vieux d’un siècle environ. Selon la directrice adjointe de la CPCN, Nicole Laville, ils présentent des failles de sécurité et doivent être mise aux normes. Leur efficacité énergétique laisse également à désirer. Un aspect qui fait partie des priorités actuelles de la Caisse de pension, en ce qui concerne son parc immobilier.
Décision a donc été prise de les démolir et de les reconstruire, vraisemblablement en conservant un élément de façade existant. Au terme d’une étude préalable, la possibilité d’une rénovation a été écartée pour des raisons financières et techniques.
Un projet relancé
Ce n’est d’ailleurs pas récent. Une première réflexion sur la question avait été suspendue en 2019. A l’époque, un des locataires n’était pas en mesure de quitter les lieux. Le Covid est ensuite passé par là. A présent, une bonne partie des démarches doivent être reprises à zéro. Le dossier a été réactivé en début d’année et il est entre les mains d’un architecte.
Selon le propriétaire, rien n’est gravé dans le marbre. Le nouveau projet prévoit des appartements, des places de parc, mais aussi des espaces pour des activités, comme c’est le cas actuellement. Un dialogue aura en principe lieu avec les locataires des enseignes existantes, cinéma, café et salle de spectacles. Il n’est donc pas exclu qu’elles renaissent. Selon ses estimations actuelles, la CPCN vise la période 2027-2030 pour boucler le projet.
Quant à Carlos Montserrat, le citoyen à l’origine de la pétition en ligne, même si son texte s’intitule « Sauvons le Salon, le Bio, le Bleu et leur écrin ! », il dit être principalement motivé par le souhait de montrer que ce lieu tient à cœur à beaucoup de Neuchâtelois. Pour lui, cette situation est « un crève-cœur », mais il n’envisage pas pour l’heure d’entamer d’autres types de démarches de protestation. Actuellement, la pétition en ligne cumule plus de 1'200 signatures. /jhi









