Pro Velo déplore un manque d’ambition du Canton de Neuchâtel

L’association qui défend les intérêts des cyclistes n’est pas satisfaite des solutions proposées ...
Pro Velo déplore un manque d’ambition du Canton de Neuchâtel

L’association qui défend les intérêts des cyclistes n’est pas satisfaite des solutions proposées par le Conseil d’État pour améliorer les liaisons cyclables entre le Littoral et le Val-de-Ruz

 Pro Velo juge insatisfaisantes les propositions du Conseil d'Etat neuchâtelois visant à améliorer les voies cyclables entre le Littoral et le Val-de-Ruz. Pro Velo juge insatisfaisantes les propositions du Conseil d'Etat neuchâtelois visant à améliorer les voies cyclables entre le Littoral et le Val-de-Ruz.

« Le report modal vers le vélo ne peut se faire sans investissements notables ». Pro Velo dénonce les choix retenus par le Conseil d’État neuchâtelois pour renforcer les liaisons cyclables entre le Littoral et le Val-de-Ruz.

Le gouvernement a renoncé à faire passer les vélos par les gorges du Seyon. Un tel itinéraire aurait nécessité la création d’une passerelle devisée à 15 millions de francs, selon le Conseil d’État. Pour Pro Velo, un passage direct par les gorges reste « une variante intéressante » à terme, « quitte à réduire l’espace dévolu au trafic routier ». Selon le Canton, 36'000 véhicules empruntent ce tronçon chaque jour. Trois députés proposent de leur côté d’étudier la possibilité de dédier une des pistes montantes aux vélos.

Le gouvernement préconise plutôt de créer une bande cyclable sur la chaussée existante entre Valangin et Pierre-à-Bot, et de gommer la ligne blanche centrale. C’est insuffisant pour Catherine Gerber, membre du comité de Pro Velo Neuchâtel, notamment en termes de sécurité pour les cyclistes. 

Catherine Gerber: « Cela ne correspond pas aux recommandations de l’OFROU »

Cette mesure a également été retenue pour le tronçon entre Montmollin et Corcelles. Pour cet itinéraire, l’association de défense des cyclistes préférait la création d’une piste cyclable séparée du trafic.

Pro Velo appelle également à un élargissement de la chaussée entre Fenin et Neuchâtel. Le Conseil d’État n’a pas retenu cette variante, devisée à 6,3 millions de francs. Pour les autorités, élargir la chaussée nécessiterait de défricher trois mètres de large sur deux kilomètres à travers la forêt.

L’association estime que « dessiner des lignes jaunes sur la chaussée » n’est pas suffisant pour rendre attractifs les déplacements à vélo. Pro Velo met en avant les chiffres du microrecensement Mobilité et transports 2021 de l’Office fédéral de la statistique selon lequel le canton de Neuchâtel affiche la plus faible part modale cyclable de Suisse avec 2,6%. Une place partagée avec le Valais. La moyenne suisse est de 7,9%, indique l’association. Catherine Gerber ajoute toutefois que le canton du Valais s'apprête à investir 250 millions de francs sur 20 ans pour des aménagements cyclables, alors que ce montant est de 20 millions de francs à Neuchâtel, précise-t-elle. Elle déplore ainsi les faibles investissements dans le domaine. 

Catherine Gerber: « Le Valais va investir 250 millions sur 20 ans. Neuchâtel, 20 millions »

L’ensemble du dossier doit encore passer le cap du Grand Conseil. Le rapport est à l’ordre du jour de la session de ce mardi. /sbm


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