Jean-Pierre van Elslande fait ses adieux à l’Université de Neuchâtel

Le professeur de littérature française partira à la retraite à la fin du mois de janvier. Il ...
Jean-Pierre van Elslande fait ses adieux à l’Université de Neuchâtel

Le professeur de littérature française partira à la retraite à la fin du mois de janvier. Il aura consacré plus de 22 ans de sa vie à l’Unine  

Jean-Pierre van Elslande dans son bureau de l'Université de Neuchâtel. Jean-Pierre van Elslande dans son bureau de l'Université de Neuchâtel.

Il aura transmis sa passion pour la littérature française à plusieurs générations d’étudiants. Jean-Pierre van Elslande partira à la retraite à la fin du mois de janvier. Durant plus de 22 ans, ce spécialiste des XVIe et XVIIe siècles a exercé la fonction de professeur ordinaire à l’Institut de littérature française de l’Université de Neuchâtel.

C’est le « goût du partage pour une passion » qui a maintenu la flamme au fil de sa carrière, dit-il. Jean-Pierre van Elslande a aussi aimé suivre ses étudiants tout au long de leurs cursus et s’adresser à un public en perpétuel renouvellement.

Durant ces deux décennies, il a également vu l’Université de Neuchâtel évoluer au gré de la société. À ses yeux, le système de Bologne, qui a introduit les Bachelor et Master au début des années 2000, fait peser un poids certain sur les épaules des étudiants. « Les étudiants doivent rendre beaucoup plus de travaux qu’auparavant et ont moins de temps pour soigner l’expression écrite », analyse-t-il.

Jean-Pierre van Elslande

Après toutes ces années d’enseignement, Jean-Pierre van Elslande affiche toujours la même passion pour la littérature, qu’il se plaît à transmettre. Pour le professeur, la littérature est un moyen de prendre de la distance avec l’immédiateté, de se décentrer et de mieux comprendre le temps que nous vivons.

Sur le plan de la recherche, Jean-Pierre van Elslande a consacré bon nombre de ses publications à la figure de l’enfant et aux questions de pédagogie dans les textes des XVIe et XVIIe siècles de Montaigne, de Rabelais ou encore de Charles Perrault. À l’heure de prendre congé de l’Université de Neuchâtel, il y a un souvenir en particulier qu’il emportera dans sa nouvelle vie de retraité. « Les instants de silence qui ont suivi certains enseignements, avant le bruit des chaises qu’on repousse avant de sortir de la salle ». Le professeur y voit « un moment magique, un moment de transition entre le partage et l’écoute, et le moment où l’on s’approprie ce qu’on a échangé ».

/sbm


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