Loup discret, mais toujours présent

Loup y es-tu encore ? Depuis le 3 novembre, on n’entend plus parler du prédateur dans le canton ...
Loup discret, mais toujours présent

Loup y es-tu encore ? Depuis le 3 novembre, on n’entend plus parler du prédateur dans le canton de Neuchâtel. Celui qui avait fait 27 victimes, principalement des moutons, en l’espace de quelques semaines n’a pas quitté le territoire. Mais il se montre plus discret

Le loup se fait discret depuis le 3 novembre dans le canton de Neuchâtel. (Photo d'illustration libre de droits) Le loup se fait discret depuis le 3 novembre dans le canton de Neuchâtel. (Photo d'illustration libre de droits)

Le loup a fait une arrivée fracassante dans le canton de Neuchâtel au début de l’automne, tuant 27 animaux de rente en l’espace de six semaines. Depuis le 3 novembre, le canidé s’est fait discret. A-t-il renoncé, est-il rassasié ou s’est-il trouvé un autre terrain de chasse ? Non, répond sans détour le chef du Service de la faune, des forêts et de la nature. Pas plus tard que le 15 novembre, l’animal a déclenché un piège photographique dans la région du Val-de-Travers.

Le SFFN essaye de couvrir au mieux le territoire neuchâtelois avec ses appareils de prise de vue pour surveiller les individus qui rôdent en terres neuchâteloises. Dès l’année prochaine, il va renforcer son monitoring en travaillant avec KORA, une fondation qui œuvre à la conservation de la faune sauvage.

Le loup est donc toujours présent, mais se comporte comme s’il essayait de se faire oublier après ses forfaits. Les spécialistes évoquent plusieurs hypothèses pour expliquer cette discrétion. Avec l’arrivée de la saison froide, les troupeaux sont redescendus en plaine ou ont retrouvé la protection des étables. Le canidé a donc moins de proies faciles à se mettre sous la dent et se rabat probablement sur les animaux sauvages. Mais il n’est pas seul durant l’automne à s’intéresser aux cerfs et aux chevreuils. Les chasseurs ont sans doute aussi leur part de responsabilité dans l’apparente disparition du loup. Coup de feu et chiens sillonnant les forêts doivent probablement pousser le loup à fréquenter des endroits un peu plus reculés, estime le Neuchâtelois Michel Blant du bureau Faunistique zoologie paysage Sàrl, spécialisé en étude et management de la faune sauvage.

« Si j’étais loup, je me tiendrais à carreau »

Dans le canton de Vaud, qui compte trois meutes, les autorités ont constaté que ses membres avaient tendance à rejoindre la plaine durant la saison hivernale. Neuchâtel, qui n’a pour le moment observé que des bêtes isolées, n’est pas encore confronté à ce phénomène. Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’attaques du loup ces prochaines semaines, préviennent le SFFN et Michel Blant. /cwi


Actualités suivantes

Articles les plus lus