Conflit israélo-palestinien : « La logique œil pour œil, dent pour dent, prévaut dans les deux camps »

Riccardo Bocco est professeur émérite à l’Institut de Hautes Etudes Internationales et spécialiste ...
Conflit israélo-palestinien : « La logique œil pour œil, dent pour dent, prévaut dans les deux camps »

Riccardo Bocco est professeur émérite à l’Institut de Hautes Etudes Internationales et spécialiste du Moyen-Orient. Il donne son opinion sur l’évolution du conflit qui a lieu entre le Hamas et Israël

Les affrontements font rage en Israël et dans la bande de Gaza depuis samedi. (Photo : KEYSTONE/EPA/Mohammed Saber) Les affrontements font rage en Israël et dans la bande de Gaza depuis samedi. (Photo : KEYSTONE/EPA/Mohammed Saber)

Les affrontements font toujours rage en Israël et dans la bande de Gaza. L’armée israélienne a repris le contrôle de sa frontière avec le territoire palestinien. Selon plusieurs observateurs, des centaines de véhicules blindés et des milliers d’hommes de Tsahal seraient amassés aux frontières de la bande de Gaza. Pour Riccardo Bocco, professeur émérite à l’Institut de Hautes Etudes Internationales et spécialiste du Moyen-Orient, s’il y a une intervention terrestre, c’est un point de non-retour pour Benjamin Netanyahou. « En tant que Premier ministre, il va être confronté à un problème. S’il suit la logique de ses ministres ultra-orthodoxes, il va faire un génocide à Gaza. »

Riccardo Bocco, professeur émérite à l’Institut de Hautes Etudes Internationales et spécialiste du Moyen-Orient :

Au vu d’exactions des deux côtés, une escalade de la violence est fort probable, selon Riccardo Bocco. « La logique œil pour œil, dent pour dent a créé des gens aveuglés par la violence et par la haine. (…). Le risque est que, face aux crimes de guerre du Hamas, il y ait une réponse semblable de l’armée israélienne. »

Selon lui, la Suisse doit jouer un rôle dans la suite du conflit, tout comme la communauté internationale. « La communauté internationale a plus géré le conflit plutôt que trouver la solution. Il y a des marges de manœuvre pour mettre des gens autour de la table, et il ne faut pas exclure le Hamas ni les colons israéliens. » /gpr


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