Le sol bouge. Face à cette réalité, le Conseil communal de Boudry sollicite un crédit de 770'000 francs pour sécuriser le versant Marfaux, situé au-dessus de l’Areuse, entre le pont Jean-Jacques Rousseau et le chemin des Repaires. Le Conseil général est appelé à se prononcer sur ce dossier lors de sa séance de lundi soir.
Deux secteurs à sécuriser
Ce secteur est propice aux glissements de terrain. Des mesures urgentes avaient déjà dû être prises en 2014 pour sécuriser la zone à la suite d’une accélération du phénomène, connu depuis une trentaine d’années. La Commune a commandé diverses études pour mieux cerner la situation. Sur cette base, l’exécutif a choisi de sécuriser deux secteurs en particulier : la tour Marfaux et les habitations de la rue Louis-Favre, à l’exception d’une zone de jardins. Si le crédit est accepté et que la procédure ne rencontre pas d’oppositions, les travaux devraient démarrer cet hiver et se terminer au début du printemps 2024, selon le conseiller communal en charge du dossier Luigi d’Andrea. Des parois gunitées-clouées seront installées pour sécuriser le versant. Il s’agit de béton projeté avec des ancrages insérés dans la falaise.
Danger jugé élevé
Il est difficile de prévoir si et à quel moment le versant peut s’écrouler. Pour le Conseil communal, c’est toutefois une nécessité d’agir étant donné que le danger est qualifié d’élevé pour cette zone. Les travaux bénéficieront de subventions fédérales et cantonales à hauteur de 70%.
D’autres crédits ont déjà été octroyés dans le cadre de ce projet. Le coût total avoisinera ainsi un million de francs, dont 300'000 à charge de la Commune.
Un patrimoine à préserver
Le versant Marfaux est répertorié sur le plan national et cantonal comme site de grande valeur patrimoniale. Des mesures ont été prises pour réduire l’impact des travaux sur l’environnement et la visibilité des parois gunitées-clouées.
« On va essayer d’être précautionneux pour que ça s’intègre dans le paysage », explique Luigi d’Andrea, mais ce qui prime pour le Conseil communal c’est la sécurité des habitants et la préservation de ce patrimoine historique. /sbe











