Le dossier électronique du patient devient réalité

Le Canton de Neuchâtel lancera en novembre cette plateforme visant à mieux coordonner les soins ...
Le dossier électronique du patient devient réalité

Le Canton de Neuchâtel lancera en novembre cette plateforme visant à mieux coordonner les soins. Celle-ci sera ouverte dans un premier temps aux patients diabétiques avant d’être étendue à tous

Le home des Charmettes à Neuchâtel a joué le rôle d'entité pilote dans le développement du dossier électronique du patient. C'est d'ailleurs le lieu que les autorités ont choisi pour donner le coup d'envoi de la plateforme lundi. Le home des Charmettes à Neuchâtel a joué le rôle d'entité pilote dans le développement du dossier électronique du patient. C'est d'ailleurs le lieu que les autorités ont choisi pour donner le coup d'envoi de la plateforme lundi.

Changement de paradigme dans le domaine de la santé. Les Neuchâtelois sont invités à prendre en mains leurs données médicales. En novembre, le projet de dossier électronique du patient deviendra réalité dans le canton sous le nom de Mon dossier santé. Les autorités ont choisi d’ouvrir cette plateforme aux patients diabétiques dans un premier temps, avant de l’étendre à l’ensemble de la population dès le printemps prochain. L’objectif est de tester cette solution d’abord à petite échelle, avec environ 500 patients et quelques dizaines de prestataires de soins.

Ce dossier électronique est une plateforme qui doit permettre de réunir tous les documents relatifs à un patient, quelle que soit l’institution d’où provient l’information. L’objectif est de faciliter l’accès aux données médicales, de réduire le risque d’erreur ou encore d’éviter de mener des examens à double grâce à cette centralisation des informations. Le patient a la maîtrise de son dossier et peut décider quelle institution de soins a accès à quel document. Les assureurs maladie, l’Etat et les employeurs en sont exclus.


Entraîner tous les acteurs dans le mouvement

La législation fédérale oblige uniquement les hôpitaux et les EMS à mettre sur pied une solution informatisée, mais les autorités neuchâteloises ont choisi d’associer, depuis le début des travaux il y a 4 ans, le plus grand nombre de prestataires de soins possibles, tels que les médecins, les pharmaciens ou encore les soins à domicile. Le conseiller d’Etat neuchâtelois Laurent Kurth justifie ainsi le choix de Neuchâtel de former sa propre communauté par un dialogue plus profond avec ces entités et par un accompagnement plus soutenu visant une meilleure adhésion à ce nouvel outil. Le reste de la Suisse romande a opté pour une entité commune, intitulée Cara. On compte huit communautés à l’échelle suisse, entre lesquelles le dialogue est possible. Si un Neuchâtelois se blesse à ski en Valais par exemple, l’éventuelle opération pourra être répertoriée dans son dossier.

Dans la même optique, le dossier électronique du patient pourra être intégré aux plateformes numériques déjà utilisées par les médecins ou le Réseau hospitalier neuchâtelois, par exemple.


Vigilance en matière de cybersécurité

Une attention particulière a été portée aux questions de cybersécurité dans l’élaboration de cette plateforme, selon Caroline Gallois-Vinas, responsable de la cellule cybersanté de l’Etat de Neuchâtel. Mon dossier santé a obtenu une certification en avril dernier. Plus de 400 critères ont été passés en revue. Les données sont par ailleurs hébergées en Suisse et l’authentification se fait par un système de double facteur, à l’image des procédures d’e-banking.

Les autorités neuchâteloises se fixent pour premier objectif de convaincre rapidement environ 10 % de la population d’adhérer à ce dossier électronique du patient. /sbe


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