La STEP du Locle freinée

Prévu initialement pour 2025, le projet de nouvelle station d’épuration enchaîne pépin sur ...
La STEP du Locle freinée

Prévu initialement pour 2025, le projet de nouvelle station d’épuration enchaîne pépin sur pépin. Les travaux qui auraient dû commencer cette année sont repoussés pour éviter des surcoûts

Le projet tel qu'imaginé sur le plan ci-dessus ne pourra pas être réalisé. Certaines structures qui devaient soutenir les cuves (n° 14) ne pourront être réutilisées. Le projet tel qu'imaginé sur le plan ci-dessus ne pourra pas être réalisé. Certaines structures qui devaient soutenir les cuves (n° 14) ne pourront être réutilisées.

Les ennuis s’accumulent pour la nouvelle STEP du Locle. Le projet doté du plus gros crédit de l’histoire de la Mère-Commune, soit 31 millions de francs, ne sera pas terminé en 2025 comme prévu. En plus des retards liés au Covid-19, l’augmentation du prix des matières premières fait craindre de gros dépassements de crédit. Pire encore, la dépollution du site s’avère plus onéreuse que prévu. La Ville a donc d’ores et déjà stoppé la procédure en place pour mener des investigations. Il s’agit avant tout de ne pas faire exploser le budget voté en 2018 par le Conseil général.

Le conseiller communal en charge de l'urbanisme, Cédric Dupraz :

Sur une ancienne décharge

Le site actuel de la STEP a été construit il y a une cinquantaine d’années au-dessus d’une ancienne décharge. Celle-ci a été en service dans la première moitié du 20e siècle. Si la pollution est stable selon les dernières analyses du sol, il faudra creuser plus profondément pour éliminer les restes. Il s’agit de procéder à une excavation de deux mètres ou plus selon le conseiller communal en charge de l’urbanisme, Cédric Dupraz.

Une autre solution serait de rehausser le projet, mais au risque de se heurter à des oppositions de riverains. À savoir maintenant si Le Locle devra s’acquitter seul de la facture ou si le Canton va rentrer en matière. Rappelons que les coûts liés à une dépollution ou un assainissement peuvent être à la charge de l’État. Du côté de la Mère-Commune, on avoue que des pourparlers sont en cours, mais les résultats seront seulement dévoilés en janvier prochain. 


Blocs de béton inutilisables

Dernier point et non des moindres, il est impossible de récupérer d’anciens modules comme le prévoyait l’avant-projet. En effet, les blocs en béton qui soutiennent les cuves étaient censés être réutilisés. Malheureusement ces derniers « flottent » dans le sol. Sans le poids des citernes, les plots risquent de remonter à la surface. Il faudra donc construire des modules supplémentaires et donc excaver encore plus de terres polluées. Ces opérations devraient faire gonfler la facture.

« On se trouve avec une situation initiale compliquée », estime Cédric Dupraz :

Ancienne STEP encore viable

Seule bonne nouvelle dans l’histoire, la station actuelle est encore viable pendant au moins 10 ans, dans le meilleur des cas. Il n’y a donc pas lieu de précipiter le changement. Et si la STEP venait à lâcher, l’Actiflo, soit le système de traitement des eaux permanentes et pluviales, permettrait de prendre le relais assure Cédric Dupraz.

Reste que le projet actuel semble avoir du plomb dans l’aile. Une délocalisation vers un nouveau site est aussi envisagée, mais la construction de la future H20 réduit considérablement les espaces pour installer la nouvelle structure ailleurs au Col-des-Roches. /jha


 

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