Johnson et Johnson : le dialogue continue avec le Canton

Les autorités cantonales veulent agir face à la menace de licenciements au sein de la multinationale ...
Johnson et Johnson : le dialogue continue avec le Canton

Les autorités cantonales veulent agir face à la menace de licenciements au sein de la multinationale américaine. Le conseiller d'Etat Jean-Nat Karakash souhaite qu'elle y maintienne ou développe de nouvelles activités

Le conseiller d'Etat neuchâtelois Jean-Nat Karakash veut négocier avec J&J. Le conseiller d'Etat neuchâtelois Jean-Nat Karakash veut négocier avec J&J.

En réponse à une question socialiste et à une interpellation de SolidaritéS, le conseiller d'Etat neuchâtelois Jean-Nat Karakash a expliqué avoir un dialogue prospectif avec Johnson & Johnson (J&J) afin de maintenir ou développer des activités. Le groupe medtech américain envisage de supprimer 320 emplois sur 370 dans le canton de Neuchâtel. « Nous avons été choqués par cette annonce car Johnson & Johnson est un acteur majeur du canton et a été un moteur pour l'émergence d'un pôle medtech », a déclaré mercredi le conseiller d'Etat. « Le groupe a toujours été appuyé très activement par le canton et fait partie des sociétés les plus soutenues ».

Jean-Nat Karakash a précisé que l'Etat va vérifier que les clauses de retrait sont respectées, en lien avec les soutiens obtenus. Il a rappelé que les sites neuchâtelois de J&J ont tourné à « plein régime » l'an dernier et qu'il n'y a pas eu d'interruption en lien avec la pandémie. Le groupe a décidé de « démembrer son campus, non par nécessité mais dans un but d'optimisation financière ».

Jean-Nat Karakash s'explique sur les processus en cours avec J&J

Plan social, pierre d'achoppement

Actuellement, le groupe estime n'être pas tenu à négocier un plan social, les licenciements étant répartis dans plusieurs sociétés du groupe. « Nous avons rappelé à J&J que ce n'est pas notre analyse car la réorganisation est le fait d'un même groupe, qui appartient à un propriétaire, et qui fonctionne de manière très intégrée », a ajouté Jean-Nat Karakash.

Si aucun plan social n'est élaboré, le canton n'a pas le pouvoir de saisir la justice, a rappelé le ministre en charge de l'économie. Ce sera le rôle des employés.

Le conseiller d'Etat a précisé que le canton attend de recevoir le rapport, issu de la période de consultation, qui s'est achevée le 18 février. « Nous allons proposer des pistes concrètes pour maintenir ou développer une partie de l'activité et avons un dialogue prospectif avec l'entreprise » en ce sens. Le groupe n'a toutefois pas voulu d'une table ronde, avec le canton et Unia, proposée par le syndicat.

J&J a annoncé fin janvier qu'il allait transférer des lignes de production de ses filiales Ethicon et Medos basées dans le canton de Neuchâtel vers l'Amérique latine ou Israël. Quelque 320 emplois pourraient être supprimés à Neuchâtel et Marin entre la mi-2022 et la mi-2023.

J&J ne conserverait plus que 50 emplois chez Medos International au Locle, alors qu'il a employé jusqu'à 1200 personnes dans le canton. Au fil des ans, des activités de J&J ont toutefois été externalisées dans trois sociétés, qui offrent 650 emplois dans le canton. /ats


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