Le doute profite à l’accusé. Un patron de bar a été reconnu coupable lundi après-midi d’abus de détresse et de lésions corporelles simples et par négligence par la Cour pénale de Neuchâtel. Cette dernière a admis en partie son recours mais l’homme de 59 ans écope tout de même d’une peine de prison de 36 mois dont 18 ferme, la même qu’en première instance. Le Ministère public réclamait lui six ans et demi de prison.
Deux jeunes femmes souffrant d’un handicap mental accusaient l’homme de les avoir violées, parfois avec d’autres individus et sans protection. La Cour pénale explique avoir été frappée par l’état de faits lacunaires de la première instance en 2019 et que la question s’est posée d’annuler et de renvoyer la cause au Tribunal criminel. Mais décision a été prise d’aller de l’avant.
Lors de la première instance, le prévenu avait été jugé coupable d’acte d’ordre sexuel sur des personnes incapables de discernement. Prévention au final abandonnée. Le bénéfice du doute profitant à l’accusé, les préventions de viol et de contrainte sexuelle ont également été écartées par la Cour pénale.
L’accusé devra verser 10'000 francs de tort moral à l’une des plaignantes.
Les parties bénéficient d’un délai de 30 jours pour faire recours au Tribunal fédéral. /jpp









