Une fête sauvage à l’origine du décès survenu dans les gorges de l’Areuse

Le jeune homme de 20 ans qui a chuté mortellement dans les gorges de l’Areuse dans la nuit ...
Une fête sauvage à l’origine du décès survenu dans les gorges de l’Areuse

Le jeune homme de 20 ans qui a chuté mortellement dans les gorges de l’Areuse dans la nuit de vendredi à samedi cherchait à rejoindre une fête

L'accident a eu lieu à proximité du Pont des Clées, situé dans la partie inférieure des Gorges de l'Areuse. L'accident a eu lieu à proximité du Pont des Clées, situé dans la partie inférieure des Gorges de l'Areuse.

Un rassemblement qui tourne au drame. Le jeune homme de 20 ans qui est décédé dans les gorges de l’Areuse dans la nuit de vendredi à samedi cherchait à rallier une fête sauvage. Des jeunes ont loué le chalet des Clées à Boudry pour le week-end. La fête qu’ils y ont organisée a attiré 150 personnes, selon la Police neuchâteloise. La victime de la chute mortelle - domiciliée dans le canton de Fribourg - pourrait s’être trompée de chemin en cherchant à s’y rendre avec un groupe d’amis. Le rassemblement, illégal, n’était pas connu des forces de l’ordre.

La police rappelle que dès le moment où de l’alcool est vendu sur place et lorsqu'un système de sonorisation est installé, il est nécessaire d’obtenir une autorisation du Service cantonal des affaires vétérinaires (SCAV). En cette période de coronavirus, les organisateurs doivent aussi élaborer un plan de protection ; autant d’éléments qui manquent dans ce cas.


Un phénomène qui ne facilite pas la vie de la Police

Pour le porte-parole de la Police neuchâteloise, Georges-André Lozouet, ce type d’événements pose des difficultés certaines aux forces de l’ordre, qui n’ont parfois pas connaissance du lieu exact et du nombre de personnes impliquées. En cas d’accident ou de problème sanitaire, il est aussi compliqué pour la police d’envoyer du secours dans des zones reculées de forêt par exemple. Georges-André Lozouet en appelle donc à la responsabilité des organisateurs : il est de leur ressort de s’assurer de pouvoir être aidé par les autorités en cas de nécessité. « Il y a un cadre légal, il faut s’y plier », ajoute-t-il.

Pour le porte-parole de la Police neuchâteloise, il est difficile d’évaluer le nombre de fêtes sauvages qui se sont tenues cet été, « mais le phénomène est en augmentation. Il est peut-être plus visible en cette période extrêmement sensible de pandémie où le rassemblement de personnes peut être à l’origine de nouveaux clusters ».

Ce tragique épisode vient s’ajouter au décès d’un jeune homme qui était survenu dans un contexte similaire au barrage du Châtelot en décembre dernier. /sbe


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