Coronavirus : le regard d’Unia sur les mesures prises par Philip Morris

Le fabricant de cigarettes se réserve le droit d’imposer une quarantaine à ses employés qui ...
Coronavirus : le regard d’Unia sur les mesures prises par Philip Morris

Le fabricant de cigarettes se réserve le droit d’imposer une quarantaine à ses employés qui reviendraient d’une zone à risque après un séjour privé mais n’envisage plus de retenir cela sur leur temps de vacances

L'entreprise Philip Morris emploie 1500 personnes dans le canton de Neuchâtel. L'entreprise Philip Morris emploie 1500 personnes dans le canton de Neuchâtel.

Au tour de la Suisse d’affronter le coronavirus. Un premier cas a été enregistré au Tessin. Il s’agit d’un septuagénaire qui a été infecté dans la région de Milan lors d’une manifestation mi-février. Il est maintenant en isolement à l’hôpital. Les personnes qui sont entrées en contact avec lui seront testées et placées en quarantaine ces 14 prochains jours.

L’entreprise Philip Morris, présente notamment à Neuchâtel, a mis sur pied des directives à l’interne pour lutter contre l’épidémie. Le fabricant de cigarettes demande à ses employés qui reviendraient des régions à risque d’Italie de travailler à domicile. Si ça n’est pas possible, les collaborateurs doivent éviter de se retrouver avec d’autres collègues dans des espaces confinés, tels que salle de conférences ou bureau.

Philip Morris se réserve aussi le droit de mettre en quarantaine durant 14 jours les employés qui se seraient rendus, à titre privé, dans les régions à risque comme la Chine, la Corée du Sud, Hong Kong ou l’Italie. Une première directive indiquait que cette quarantaine serait prise sur le temps de vacances; une pratique jugée illégale par le syndicat Unia. Entre-temps, Philip Morris a revu sa position à ce sujet. Son porte-parole, Patrick Lagadec, indique que ces 14 jours ne seront finalement pas retenus sur le temps de vacances des employés.

Le syndicat Unia rappelle en effet que les collaborateurs n’ont pas d’ordre à recevoir sur la façon de mener leur temps libre. Si l’employeur leur impose une quarantaine après d’éventuelles vacances en Italie, c’est à l’entreprise d’assumer cette décision et par conséquent de payer son employé durant ce laps de temps, s’il ne peut travailler depuis la maison, précise Virginie Pilault, porte-parole d’Unia. Elle évoque le pas à ne pas franchir en tant qu’employeur dans ce domaine :

Philip Morris a aussi l’intention d’instaurer des contrôles de température à l’entrée de son bâtiment principal à Serrières et invite ses employés à éviter les poignées de main et les bises. Ces deux directives ne posent pas de problème à Unia. Le syndicat rappelle que l’employeur doit prendre les mesures d’hygiène qui s’imposent pour assurer la santé de ses employés et, pour Virginie Pilault, celles-ci sont raisonnables. /sbe


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