Grand écart dans les financements des partis neuchâtelois

Les formations politiques du canton de Neuchâtel préparent leur campagne pour les élections ...
Grand écart dans les financements des partis neuchâtelois

Les formations politiques du canton de Neuchâtel préparent leur campagne pour les élections fédérales d’octobre avec de grosses différences de fonds. La mieux lotie a huit fois plus de budget que la plus pauvre

Les partis espèrent que leurs investissements permettront d'envoyer leurs candidats à Berne.  Les partis espèrent que leurs investissements permettront d'envoyer leurs candidats à Berne. 

Le parti socialiste est en tête des budgets de campagne pour les élections fédérales d’octobre avec 200'000 francs. Le PLR suit avec 150'000 francs. Viennent ensuite l’UDC, 80'000 francs, et les Verts, 67'000 francs. Les Vert’libéraux peinent encore à estimer leur enveloppe et la placent entre 50'000 et 70'000 francs. La somme se situe entre 30'000 et 40'000 francs pour le PDC et lui permet d’éviter la place de dernier. Il la laisse au POP et ses 25'000 francs.

Les partis procèdent chacun à leur manière pour remplir les caisses. Une grosse part des budgets provient des fonds propres des différentes formations politiques. Cette somme est constituée principalement de cotisations des membres et d’argent reversé par les élus. Les partis puisent plus ou moins dans ce fond en fonction de l’abondance des autres revenus.

Plus de dons à droite qu'à gauche

La grosse différence provient principalement de la quantité de dons. Le PLR espère recevoir 70'000 francs, principalement de particuliers mais également d’entreprises. Toujours à droite, l’UDC planche sur 23'000 francs. En se dirigeant vers le centre on reste sur des sommes conséquentes avec 16'000 francs espérés au PDC. Les Vert’libéraux annoncent avoir déjà reçu 3'000 francs mais ne sont pas capables d’estimer pour le moment ce qu’ils parviendront à récolter.

À gauche, le montant reçu par des dons est moins élevé. Le PS et le POP annoncent recevoir des sommes négligeables des particuliers. Les Verts sont eux parvenus à récolter 1'500 francs auprès de leurs membres pour la campagne. Les fonds provenant d’entreprises correspondant à l’éthique du parti sont acceptés chez les écologistes. Ils annoncent néanmoins en recevoir très rarement. Du côté du POP, on n’a même jamais été confronté à cette situation. Le PS, quant à lui, n’accepte les dons d’aucune entreprise.

Seuls les Vert’libéraux bénéficient d’une aide financière du parti national, elle s’élève en l’occurrence à 15'000 francs. Les autres reçoivent principalement des aides en nature. Cela comprend notamment des visuels de campagne, utiles pour des affiches ou des flyers. L’UDC profite, par ailleurs, du tout-ménage du parti national pour y glisser quelques pages régionales.

Ces chiffres sont néanmoins à prendre avec des pincettes. Les différentes manières de s’organiser des partis créent parfois des écarts dans les budgets. Le PDC, par exemple, demande à ses candidats de financer une partie des affiches individuelles. Ces dépenses ne sont donc pas comprises dans le budget de campagne. Dans d’autres formations, comme le parti socialiste ou le PLR, on refuse complètement les campagnes personnelles. Tous les frais sont ainsi compris dans le budget commun.

Budget en très forte hausse pour le PDC

En comparaison aux sommes investies il y a quatre ans, la majorité des partis a eu tendance à augmenter légèrement son budget. La progression la plus marquée est celle du PDC. Alors qu’elle disposait de 10'000 francs en 2015, la formation prévoit de tripler voire de quadrupler son budget. Selon son chargé de communication Freddy Rumo, cette hausse est due à une campagne mieux anticipée ainsi qu’à une croissance du parti dans le canton. Les démocrates-chrétiens espèrent ainsi pouvoir envoyer un élu du centre droit à Berne en octobre. C’est d’ailleurs le but de leur alliance avec les Vert’libéraux : ravir le siège UDC au Conseil national. /pha


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