Un premier pas vers une auberge de jeunesse à Neuchâtel

Le projet d’auberge de jeunesse prévue au collège des Sablons à Neuchâtel franchit une nouvelle ...
Un premier pas vers une auberge de jeunesse à Neuchâtel

Le projet d’auberge de jeunesse prévue au collège des Sablons à Neuchâtel franchit une nouvelle étape. Le Conseil général a donné son aval au lancement d’un concours d’architecture. Les services de sécurité et l’intégration interculturelle ont aussi nourri les débats

Le collège des Sablons. Le collège des Sablons.

Une nouvelle étape a été franchie en vue de la réaffectation du collège des Sablons à Neuchâtel. Le Conseil général de la Ville a donné son aval lundi soir à un crédit de 375'000 francs visant à lancer un concours d’architecture et à financer un avant-projet. L’objectif est de transformer les lieux en une auberge de jeunesse d’une capacité d’une centaine de lits. Tous les groupes se sont accordés pour dire qu’une telle structure était nécessaire en Ville de Neuchâtel, afin d’offrir un hébergement à prix abordable aux touristes. Le conseiller communal en charge du dossier, Thomas Facchinetti, a évoqué un prix d’entrée de gamme de 40 francs pour une nuitée et un coût global du projet estimé à 6 millions de francs. Les autorités saluent l’emplacement de la future auberge de jeunesse proche du centre-ville et de la gare et bien desservie par les transports publics.

Le groupe PLR a toutefois contesté l’utilité de mener un concours d’architecture pour ce projet, mais n’a pas été suivi. Les concurrents devront proposer un assainissement complet du bâtiment, définir une entité visuelle pour le lieu et proposer un modèle d’affaires tenable.

Les classes du collège des Sablons sont quant à elles vouées à rallier le centre scolaire des Terreaux, une fois celui-ci agrandi.

  

Vers un syndicat intercommunal en matière de sécurité civile

Le Conseil général de Neuchâtel a par ailleurs plébiscité à l’unanimité la création d’un syndicat intercommunal de la sécurité civile, une entité qui doit regrouper 16 communes du Littoral, selon une exigence du Canton qui demande un découpage en quatre régions contre six actuellement d’ici janvier 2019. Ce regroupement en matière de protection civile et de défense incendie a été largement salué. Pour la conseillère communale en charge du dossier, Violaine Blétry-de Montmollin, on s’achemine vers « une maison de la sécurité à La Maladière », la Ville de Neuchâtel se voyant confier le mandat de prestation de gérer ce syndicat, à condition que toutes les communes acceptent sa création d’ici la fin de l’année. Cette structure doit aussi permettre de réaliser des économies de l’ordre de 200’000 francs par an, indique la conseillère communale.

 

Un panel d’actions pour favoriser l’intégration

Le législatif a également pris acte d’un rapport d’information détaillant les mesures mises en œuvre sur le territoire communal en matière d’intégration interculturelle. Dans ce cadre, le Conseil communal a fait part de sa volonté d’apporter un soutien supplémentaire à trois entités principalement. RECIF, qui œuvre en faveur des femmes migrantes, pourrait toucher 25'000 francs de plus l’an prochain, de même que le Centre culturel neuchâtelois qui intègre les communautés étrangères dans la création de spectacles. Le projet « Espace rivage solidaire », porté par la communauté érythréenne neuchâteloise, pourrait lui toucher 6'000 francs. Le groupe PLR a quant à lui appelé à compenser ces subventions supplémentaires.

La situation du bâtiment délaissé par l’enseigne OVS, en faillite, s’est aussi invitée à l’ordre du jour, de même que la création de pistes cyclables à l’avenue du Vignoble dans le quartier de La Coudre, deux sujets dont votre radio s’était déjà fait l’écho. /sbe


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus