À La Grande Béroche, des ateliers pour prévenir le harcèlement scolaire

Des ateliers gratuits donnent cet automne aux enfants de 9 à 12 ans des outils face au harcèlement ...
À La Grande Béroche, des ateliers pour prévenir le harcèlement scolaire

Des ateliers gratuits donnent cet automne aux enfants de 9 à 12 ans des outils face au harcèlement. À l’occasion de la Journée de lutte contre le harcèlement à l’école, le spécialiste de la prévention Daniel Favre souligne l’importance du dialogue et du rôle des camarades.

Daniel Favre, consultant en prévention et formation, a expliqué dans la Matinale les bons gestes à apprendre aux enfants pour prévenir le harcèlement scolaire. Daniel Favre, consultant en prévention et formation, a expliqué dans la Matinale les bons gestes à apprendre aux enfants pour prévenir le harcèlement scolaire.

Ne pas rire aux moqueries, ne pas partager un message blessant ou montrer son soutien à un camarade : des gestes simples peuvent aider un enfant pris pour cible. À La Grande Béroche, des ateliers proposés par la commune abordent notamment la gestion du groupe, des émotions et l’estime de soi.

Pour leur animateur Daniel Favre, consultant en prévention et formation, il faut d’abord distinguer conflit et harcèlement. « Il faut que le harcèlement ait une notion de groupe et de répétition. » Deux enfants qui ne s’entendent pas relèvent, explique-t-il, d’une autre situation, qui appelle une réponse différente.

Les réseaux sociaux prolongent les attaques

Avec les réseaux sociaux, les enfants visés peuvent subir des attaques jusque dans leur chambre, même la nuit. Les moments de répit se réduisent, souligne Daniel Favre, qui invite les parents à préserver des périodes de déconnexion et à laisser le téléphone hors de la chambre.

Les camarades ont aussi un rôle à jouer. Sans s’exposer à une confrontation avec le groupe, ils peuvent refuser de participer aux moqueries et témoigner leur affection à l’enfant concerné. Les jeux de rôle proposés durant les ateliers permettent d’explorer ces réactions.

À la maison, Daniel Favre encourage les parents à ouvrir le dialogue, sans transformer chaque échange en interrogatoire. Un enfant qui ne veut soudainement plus aller à l’école ou raconte qu’il se fait embêter doit susciter l’attention. Le consultant insiste enfin sur l’estime de soi, qu’il considère comme une arme essentielle face au harcèlement. /aju


 

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