L’année de rêve de Leo Cordes

Le jeune cavalier de Montezillon a été sacré mi-août champion d’Europe junior d’attelage à ...
L’année de rêve de Leo Cordes

Le jeune cavalier de Montezillon a été sacré mi-août champion d’Europe junior d’attelage à un poney. Au micro de RTN, il évoque son sport, cette année particulière et la suite de sa jeune carrière.

Leo Cordes en pleine compétition d'attelage cette année lors d'un concours de qualification pour les Européens disputée en Normandie au Haras du Pin. Leo Cordes en pleine compétition d'attelage cette année lors d'un concours de qualification pour les Européens disputée en Normandie au Haras du Pin.

Une année brillante pour Leo Cordes. Le cavalier neuchâtelois de 18 ans a passé 2026 sous le feu des projecteurs. Il a remporté en août, coup sur coup, le titre de champion d’Europe junior en attelage à un poney en Roumanie, avant de décrocher le bronze quelques jours plus tard aux championnats suisses. 

« Mon objectif était de faire un podium au marathon, c’est notre discipline phare. Mais réussir à gagner le marathon et la maniabilité, je ne le pensais pas, même si je l’espérais ! », explique-t-il. Ce sacre, il le doit notamment au lien avec son poney, Eshet, qu’il a reçu lors de ses 10 ans. « [Ce lien], c’est ce qui est le plus touchant. Je l’ai eu quand il avait 4 ans. Il ne savait rien faire, autant à l’équitation qu’à l’attelage. On a une telle confiance l’un envers l’autre que c’est vraiment magnifique tout le chemin qu’on a parcouru ensemble. », ajoute Leo. 

Le portrait de Leo Cordes par Léonard Reichen:

Leo Cordes devant le paddock du Haras national où il effectue son apprentissage de maréchal ferrant. Leo Cordes devant le paddock du Haras national où il effectue son apprentissage de maréchal ferrant.

L’année 2027 en ligne de mire

Ces résultats rangés dans sa valise de l’expérience, Leo Cordes a déjà le regard tourné vers 2027. Il espère une qualification pour les Championnats du monde au Danemark. Une compétition dans laquelle il devra par ailleurs concourir en élite, la catégorie junior n’existant pas à ce niveau. Puis en 2028, il se dit prêt à remettre en jeu son titre européen, encore et toujours avec sa fidèle monture. « Je profite du fait qu’on se connaisse parfaitement. Je n’ai pas besoin de créer toute la confiance avec le cheval. Ça me permet d’avoir une sécurité, de pouvoir me concentrer sur mon apprentissage tout en continuant les concours et de ne pas devoir apprendre à connaître un nouveau cheval. » Leo Cordes vit sa passion à fond. Pour le plaisir, mais aussi pour financer une partie de sa saison, il est d’ailleurs sculpteur de fers à cheval à ses heures perdues. La vidéo d’une tête de cheval, entièrement réalisée par ses soins, a d’ailleurs atteint les 100 000 vues récemment sur Instagram. /lre


 

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