Le Lycée de Fleurier se spécialise dans la pédagogie

Changement de cap pour le Lycée de Fleurier. L’établissement dispensera désormais un certificat ...
Le Lycée de Fleurier se spécialise dans la pédagogie

Lycée Fleurier

Changement de cap pour le Lycée de Fleurier. L’établissement dispensera désormais un certificat de culture générale orienté pédagogie, ainsi qu’une maturité spécialisée en pédagogie. Cette filière est nouvelle dans le canton de Neuchâtel.

Elle conduit l’antenne de Fleurier à passer de l’égide du Lycée Denis-de-Rougemont  à celle du Lycée Jean-Piaget. En effet, la première année sera assurée par l’école de culture générale de l’Ecole supérieure Numa-Droz du Lycée Jean-Piaget. Les élèves suivront un tronc commun avec ceux des options santé et travail social.

C’est à partir de la 2e année que les élèves en pédagogie rallieront Fleurier pour y terminer leur certificat de culture générale et éventuellement poursuivre une 4e année en maturité spécialisée pédagogie. Cette formation leur ouvre les portes des Hautes écoles pédagogiques. La première volée est attendue pour août 2016 à Fleurier.

 

Disparition de la maturité gymnasiale

Cette réorientation conduit progressivement à la disparition de la maturité gymnasiale proposée jusque là à Fleurier. A l’heure actuelle, quatre options spécifiques y sont enseignées : économie et droit, italien, espagnol et biologie-chimie. Les élèves qui suivent actuellement ce cursus pourront le terminer dans le Val-de-Travers.

C’est aussi une toute nouvelle optique qui se dessine pour Fleurier : non plus celle de maintenir dans le Vallon les élèves de la région, mais bien de faire venir des élèves de tout le canton dans le Val-de-Travers.

 

Décision saluée par les autorités

Le Conseil communal de Val-de-Travers se réjouit de ce changement. Selon Chantal Brunner, en charge de l’enseignement, cela permet d’assurer une certaine pérennité au Lycée de Fleurier. Entre 18 et 24 élèves sont attendus chaque année.

Selon le Conseil communal, il devenait difficile de jongler avec les options spécifiques proposées. Les effectifs variant entre 20 et 28 élèves par année, ceux-ci étaient trop peu nombreux à suivre les différentes options proposées.

De leur côté, les autorités cantonales espèrent ainsi éviter que des Neuchâtelois se tournent vers les cantons de Vaud et de Fribourg pour trouver une formation en pédagogie.

 

Réaction mitigée

Le comité pour la promotion de la formation post-obligatoire au Val-de-Travers se dit partagé par cette décision. L’un de ses membres, Sven Schwab, regrette la disparition prochaine de la maturité gymnasiale, mais il y voit un changement positif si cette réorientation permet d’assurer la pérennité de l’antenne fleurisanne. Le comité fait toutefois part de sa déception de ne pas avoir été associé aux discussions. /sbe


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