La radiologie de Pourtalès décimée !

C’est un ouragan qui frappe l’Hôpital neuchâtelois : selon nos informations, la quasi-totalité ...
La radiologie de Pourtalès décimée !

 Les radiologues ne courent pas les rues...

C’est un ouragan qui frappe l’Hôpital neuchâtelois : selon nos informations, la quasi-totalité des médecins-cadres du service de radiologie de Pourtalès a donné sa démission ou serait sur le point de le faire.


Mauvaises conditions de travail

Les médecins ne seraient pas parvenus à s’entendre sur un ajustement de leur salaire avec la direction de l’HNe. Ils dénoncent aussi des conditions de travail qu'ils jugent inacceptables (les nombreuses gardes le soir et les week-ends, la lourdeur administrative et la charge de travail qui a augmenté, semble-t-il), et un manque de reconnaissance.

Par ailleurs, le dialogue entre les spécialistes et la direction médicale serait devenu difficile, selon plusieurs témoignages. « La direction médicale est censée défendre nos intérêts, mais ça n’est pas du tout le cas », ajoute un médecin sous couvert de l’anonymat.  


L'IRN tend les bras

Avec ces démissions, le service de radiologie de Pourtalès se retrouve décimé. Sur les sept cadres qu’il compte, quatre s’en vont, dont le chef de département et un médecin chef. Un cinquième cadre n’est pas sûr de rester.

Une situation qui sourit à l’Institut de radiologie Neuchâtel, l’IRN, qui engagera certains démissionnaires puisqu'il se restructure. Le délai de dédite de ces radiologues étant de six mois auprès de l’HNe, leur engagement devrait intervenir au début du mois mai.


La direction répond

Cette tornade de départs risque d’avoir des conséquences sévères puisque les services d’un hôpital dépendent de la radiologie. L’HNe doit donc remplacer les démissionnaires dans les plus brefs délais s’il veut éviter le pire.

Un médecin relève que les radiologues sont une denrée rare et que trouver des remplaçants sera « très difficile ». Ce dernier point est peut-être le seul où spécialistes et direction médicale sont d’accord. La directrice médicale Anne-Françoise Roud, elle-même radiologue de formation, concède que des médecins formés dans cette branche ne courent pas les rues. « Nous ne pouvons pas régater avec le privé, où les salaires sont bien plus élevés et la charge de travail bien moins lourde », lâche-t-elle.

En revanche, Anne-Françoise Roud déclare avoir reçu deux démissions sur son bureau à ce jour, dont celle du chef de département.

L’HNe, en pleine renégociation salariale, va bel et bien augmenter ceux des radiologues, mais manifestement pas assez pour contrebalancer le ras-le-bol des médecins sur le départ. « Ils en sont à un point de non-retour, c’est vrai », concède la directrice médicale.

Arrive désormais une période de transition durant laquelle l'HNe déclare qu’il va revoir son organisation, notamment la dispersion des radiologues actuellement actifs sur plusieurs sites. /abo


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