Frédéric Hainard nie à Bellinzone

Trois jours après sa condamnation par le Tribunal régional de Neuchâtel, Frédéric Hainard se ...
Frédéric Hainard nie à Bellinzone

Hainard Comme devant le Tribunal de Neuchâtel, Frédéric Hainard nie tous les faits qui luî sont reprochés.

Trois jours après sa condamnation par le Tribunal régional de Neuchâtel, Frédéric Hainard se retrouve à nouveau face à la justice. Il comparaît depuis lundi  devant le Tribunal pénal fédéral, à Bellinzone, pour des faits commis lorsqu'il était procureur fédéral suppléant. Il est accusé d'abus d'autorité et de violation de la souveraineté étrangère.

En février 2009, Frédéric Hainard s'était déplacé au Pérou dans le cadre d'une enquête portant sur un trafic international de stupéfiants.

Un ressortissant italien, qu'il avait prévu d'interroger dans une prison péruvienne, n'avait pas réintégré le pénitencier à l'issue d'un congé. L’ancien conseiller d’Etat neuchâtelois avait pu l'atteindre par téléphone. Il se trouvait à Lausanne, alors qu'il était frappé d'une interdiction d'entrer en Suisse.

 

Des pressions ?

Trois jours plus tard, Frédéric Hainard avait pu procéder à l'audition de cet homme dans les locaux de l'ambassade de Suisse à Montevideo.

Le Ministère public de la Confédération accuse le Neuchâtelois d'avoir exercé une pression inadmissible sur cet homme pour qu'il se déplace en Uruguay, où Frédéric Hainard s’était rendu après son bref passage au Pérou.

Devant le Tribunal, il a nié avoir usé d'une quelconque pression pour inciter cet ressortissant italien à prendre l'avion et à le rejoindre à l'ambassade à Montevideo. Par ailleurs, Frédéric affirme que l’audition s’est déroulée dans les règles, malgré l’absence de commission rogatoire.

Le procès se poursuit  mardi avec le réquisitoire du procureur Jacques Antenen et la plaidoirie de la défense. /ats-fpa


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