Plongeon dans l’iconographie de Suchard

Un ouvrage pour redécouvrir l’image de Suchard. Régis Huguenin publie un livre intitulé « L’univers ...
Plongeon dans l’iconographie de Suchard

Un ouvrage pour redécouvrir l’image de Suchard. Régis Huguenin publie un livre intitulé « L’univers visuel de Suchard (1945-1990), des images de l’entreprise à l’image d’entreprise » aux éditions Alphil.

L’historien analyse l’utilisation des images par la fameuse fabrique de chocolats neuchâteloise entre la fin de la Seconde guerre mondiale et son départ de Serrières. Il part du constat que les produits fabriqués par Suchard ne sont pas des biens de consommation de première nécessité et qu’ils doivent dès lors être valorisés par l’image. Du coup, l’histoire de l’entreprise peut être relue au travers de son iconographie.

A l’issue de la Seconde guerre mondiale, la manière dont Suchard fait sa réclame ainsi que les supports évoluent. L’entreprise délaisse par exemple le dessin ou les vitrines des gares pour repositionner ses publicités dans des spots ou directement dans les points de vente.

La conception du marketing va aussi évoluer. Elle passera des employés de Suchard à une externalisation dans les mains de professionnels.

 

Le cas Milka

Régis Huguenin s’est notamment penché sur le chocolat Milka inventé à Serrières en 1901. Il observe que durant les Trente glorieuses, le message véhiculé pour vendre Milka s’inscrit dans un cadre familial placé dans un univers urbain. Le chocolat à la vache violette ne fait pas encore référence au lait suisse. Ce n’est que dans les années septante que Suchard impose à Milka un revirement dans son marketing, pour souligner le mythe du lait suisse.

Or, cette absence d’image forte pourrait, selon Régis Huguenin, expliquer en partie la délocalisation de Suchard. Au contraire de Toblerone (un chocolat qui faisait partie du portefeuille Suchard), qui fait clairement référence à la forme du Cervin, ni Milka ni Suchard n’avait un ancrage iconographique suisse très fort. Au final, il ne reste de Suchard que des miettes et Milka est fabriqué en Allemagne. Toblerone est toujours fabriqué à Berne.

 

Emotions vivaces

Ce qui a le plus marqué l’auteur durant ces 5 ans de recherches ? « L’émotion qui habite encore les Neuchâtelois lorsqu’on prononce le mot Suchard ». /aju


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