Menace sur les emplois de Blanchâtel

La blanchisserie chaux-de-fonnière Blanchâtel est en sursis. L’entreprise de traitement du ...
Menace sur les emplois de Blanchâtel

 Le linge de l'HNe et de l'Anempa pourrait ne plus être traité à La Chaux-de-Fonds.

La blanchisserie chaux-de-fonnière Blanchâtel est en sursis.

L’entreprise de traitement du linge risque de perdre son plus gros client, l’Hôpital neuchâtelois. Elle risque aussi de perdre son contrat avec l'ANEMPA, l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées. Plusieurs dizaines d’emplois sont menacés.

Le contrat qui unissait les deux institutions à Blanchâtel arrive à terme à la fin de cette année. L’HNe et l’ANEMPA ont lancé un appel d’offres. Ils n’auraient reçu qu’une seule réponse, celle de Blanchâtel. La procédure d’appel d’offres a donc été interrompue, faute de réponse satisfaisante. Blanchâtel a alors fait recours.

 

Prix, qualité ?

Le directeur général d’Elis suisse, l’entreprise qui détient Blanchâtel et six autres blanchisseries dans le pays, confirme nos informations. Martin Leuch explique que les exigences de l’HNe ont augmenté. L’institution souhaite que le linge soit désormais mis sous plastique et que la facturation se fasse à la pièce et non au kilo de linge, par exemple. Blanchâtel, l’HNe et l’ANEMPA ont tenté de baisser leur prix respectifs. Sans succès.

Mais pour Martin Leuch, le rapport qualité-prix n’est pas la seule raison lié à la très probable rupture du contrat. Le facteur humain est aussi avancé.

 

Probables licenciements

Au-delà des suppositions, Martin Leuch se dit très préoccupé pour l’avenir du site : Blanchâtel regroupe 52 emplois. Le contrat avec l’HNe représente 35 postes à lui seul. Si l’hôpital s’en va, ça fait donc 35 postes qui disparaissent, s’inquiète-t-il. L’entreprise chaux-de-fonnière gagne en effet les deux tiers de son chiffre d’affaires, soit 3 millions et demi de francs, grâce à l’Hôpital neuchâtelois.

Le dossier est désormais entre les mains de la justice puisque Blanchâtel a déposé un recours contre l’interruption de la procédure de l’appel d’offres.

Il se murmure avec insistance que c’est l’entreprise yverdonnoise Bardusch qui reprendrait le contrat. Nous n’avons pas réussi à joindre sa directrice pour en avoir la confirmation.

De son côté, l’Hôpital neuchâtelois n’a pas souhaité répondre à nos questions étant donné qu’un recours est pendant. La direction nous a tout de même fait savoir que le contrat avec Blanchâtel était de durée déterminée et prenait automatiquement fin le 31 décembre. Nous avons respecté la Loi sur les marchés publics à laquelle nous sommes soumis. /abo

 


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