Vers l'ouverture d'un nouveau procès dans le drame des Bercles

Coup de théâtre mardi dans l'affaire du chantier des Bercles à Neuchâtel. La Cour pénale a ...
Vers l'ouverture d'un nouveau procès dans le drame des Bercles

Un ouvrier a perdu la vie sur le chantier de la rue des Bercles à Neuchâtel en février 2008 Un ouvrier a perdu la vie sur le chantier de la rue des Bercles à Neuchâtel en février 2008.

Coup de théâtre mardi dans l'affaire du chantier des Bercles à Neuchâtel. La Cour pénale a annulé le jugement rendu ce printemps et a décidé de renvoyer le dossier au Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers pour le compléter avec de nouvelles expertises.

Le drame s'est déroulé en février 2008, un ouvrier avait perdu la vie après avoir été happé par une foreuse. Un de ses collègues qui tentait de lui porter secours s'est fait arracher un bras. Le chef du chantier ainsi que le directeur de l'entreprise de forage sont prévenus d'homicide par négligence et de lésions corporelles graves. Ils ont été acquittés au mois d'avril mais la Cour pénale vient de casser cette décision.


Un dossier incomplet

La Cour pénale s'est penchée sur cette affaire car le Ministère public et les plaignants ont fait recours contre le jugement de première instance. Après examen du dossier, les juges cantonaux ont affirmé qu'il manquait trop d'éléments pour leur permettre de rendre un verdict. Ils aimeraient savoir si l'absence de câbles de sécurité sur la foreuse est la conséquence d'une négligence de la part des prévenus, et si la présence de ces câbles auraient permis d'éviter un tel drame.

Le juge du Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers va maintenant devoir commander une expertise technique pour en savoir plus sur les câbles, ainsi qu'une expertise médico-technique pour déterminer le degré de blessure d'un être humain en fonction de la vitesse de la machine.


Le processus judiciaire continue

Pour l'instant, les deux prévenus ne sont ni coupables ni acquittés, un nouveau procès devra s'ouvrir. Le Ministère public réclamait jusqu'à présent des peines de 90 jours amende avec sursis pour le directeur de l'entreprise de forage, et de 30 jours amende avec sursis pour le chef du chantier.

L'instruction a déjà été longue et complexe, plaignants et prévenus espèrent qu'un nouveau jugement pourra être rendu rapidement. /mvr

 


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