La nouvelle loi sur les routes fait débat

On se dirige vers une refonte complète de la Loi neuchâteloise sur les routes. Le Canton a ...
La nouvelle loi sur les routes fait débat

Remaniement en vue pour la gestion des routes du canton. Remaniement en vue pour la gestion des routes du canton.

On se dirige vers une refonte complète de la Loi neuchâteloise sur les routes. Le Canton a mis en pré-consultation la révision du texte.

La loi actuelle date de 1849. Il faut donc la mettre en adéquation avec le volume de trafic actuel, les habitudes des usagers de la route ou encore les normes environnementales.

Mais le Canton propose aussi de faire passer toute une série de routes cantonales en mains communales. Ces dernières devraient dès lors en assumer l’entretien, notamment le déneigement hivernal et le déblaiement des trottoirs.

L’Etat propose également de revoir le financement de l’entretien des routes communales. Actuellement, les communes peuvent solliciter l’aide d’un fonds, que le canton propose de dissoudre. A l’avenir, l’Etat répartirait les 10% du produit de la taxe sur les automobiles au prorata de la longueur des routes que les communes devraient entretenir. Cela équivaut à une enveloppe de 4 millions de francs.

 

Les communes prennent position

Dans l’ensemble, les communes sont assez favorables à la nouvelle loi. Elles espèrent négocier au cas par cas selon les routes et les ouvrages qu’elles devraient entretenir.

Mais certaines communes montent aux barricades. Notamment Lignières. Les autorités ont fait part de leur mécontentement dans un courrier envoyé aux 36 autres communes neuchâteloises. Elles estiment que le plan du réseau routier ne prévoit aucune extension en faveur des communes. Lignières parle de dictat imposé par l’Etat. Enfin, à ses yeux, le canton ne cherche qu’à reporter des charges sur les communes.

Certaines communes partagent l’avis de Lignières, comme Enges ou Saint-Aubin – Sauges. De son côté, l’Association des communes neuchâteloises est moins virulente, mais émet aussi quelques critiques. L’ACN observe que les 10% alloués aux communes ne sont pas suffisants. La longueur du réseau des communes correspond à près de 75% de la longueur totales des routes du canton. L’ACN demande dès lors au minimum 3% d’aide supplémentaire.

 

L'Etat calme le jeu

Le canton temporise. L’ingénieur cantonal Nicolas Merlotti souligne que c’est justement pour s’allier le concours des communes qu’elles ont été sollicitées en pré-consultation. Il rappelle aussi que certaines routes communales seront intégrées dans le réseau cantonal, comme par exemple l’axe reliant Lignières à La Neuveville.

Yvan Perrin, le chef du développement territorial soutient qu’il tiendra compte des remarques des communes.

Les avis des communes sont actuellement examinés par l’Etat. Une phase de consultation va ensuite s’ouvrir. Le Grand Conseil pourrait se prononcer en 2014. Si le texte passe la rampe du parlement, il pourrait entrer en vigueur en 2015. /aju


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