Le Conseil d'Etat se dit soudé pour affronter les difficultés

Le Conseil d’Etat neuchâtelois s’est peu montré depuis son entrée en fonction. Ce jeudi, il ...
Le Conseil d'Etat se dit soudé pour affronter les difficultés

Conseil d'Etat Le Conseil d'Etat in corpore et la chancelière, Séverine Despland (à droite).

Le Conseil d’Etat neuchâtelois s’est peu montré depuis son entrée en fonction. Ce jeudi, il a tiré le bilan de ses 100 premiers jours. Avec un constat récurrent, sorti de la bouche des cinq ministres : nous formons une véritable équipe.

Cette volonté de réparer les pots cassés des précédentes législatures s’est fortement ressentie, notamment dans les propos du président Laurent Kurth : Nous travaillons ensemble, l’état d’esprit est positif, nous consultons avant de nous précipiter dans les décisions.


Où sont les profils?

Quant à savoir si une couleur ou une personnalité politique se détache parfois lors des échanges au sein du gouvernement, il semble que ça ne soit pas le cas. Il n’y a pas de clivage socialistes contre droite. C’est plutôt hommes contre femme, a plaisanté l’unique conseillère d'Etat, Monika Maire-Hefti.

Mais à force de vouloir parler d’une seule voix, on pourrait penser que les profils politiques se sont effacés, de peur de commettre les mêmes erreurs que les conseillers d’Etat précédents.  Le profil se retrouve d’abord autour de la table, lorsque se construisent les décisions. Chacun garde ses convictions et ses sensibilités qui s’expriment lors de nos échanges. C’est ensuite qu’on livre le message d’un seul gouvernement.


Ca va se gâter

Après avoir pris la température auprès des principaux concernés, il s’avère que chacun se sent bien dans son nouveau costume. Mais les mois qui arrivent pourraient bien gâter ce tableau idyllique. Laurent Kurth se dit lui-même surpris par l’ampleur du dossier des hôpitaux. Fin novembre, la population devra voter sur les initiatives et le référendum. C’est peut-être là qu’on retrouvera les particularités de chacun.

Sans oublier le budget 2014, qui sera douloureux. Le président du gouvernement ne le cache pas : tous  les départements sont passés à la loupe, à chaque fois avec un double questionnement : il s’agit de savoir quels projets doivent être engagés, avec quelles ressources, et quels dossiers doivent être sacrifiés. Mais Laurent Kurth est clair : dans tous les secteurs, il y aura des réductions budgétaires.

Quant au programme de législature, le conseil d’Etat se donne jusqu’au printemps prochain pour l’élaborer. /abo


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