Nouveau rebondissement dans l'affaire Vadec !

Nouveau rebondissement dans l’affaire Vadec. La société chaux-de-fonnière qui gère les déchets ...
Nouveau rebondissement dans l'affaire Vadec !

Vadec à La Chaux-de-Fonds Le site de Vadec à La Chaux-de-Fonds.

L'affaire Vadec prend une nouvelle tournure. La société chaux-de-fonnière qui gère les déchets de l’Arc jurassien avait été au cœur d’une plainte pénale pour gestion déloyale des intérêts publics en 2011. Vadec était accusée par la société vallonnière SID d’avoir attribué un marché public à une société zougoise pour l’achat d’un système de traitement de boues de STEP alors que l’attribution de ce même marché était toujours en cours.


Plainte pénale pour corruption

Aujourd’hui, on apprend que la société SID qui a déposé plainte à l’époque, est visée par une plainte pénale pour corruption...dans la même affaire. Deux responsables auraient tenté d’obtenir le marché pour lequel ils se sont battus.

L’information est ressortie au fil des interrogatoires de police. Un des directeurs de l’entreprise Vadec se serait vu proposer par téléphone 40'000 francs, par un responsable de SID. Une somme qui ne lui aurait pas été directement destinée, mais qui aurait été versée sur le compte d’un club-service dont fait partie ce directeur de Vadec. Selon nos informations, la proposition a été refusée d’emblée.

Le procureur qui était en charge du dossier, Nicolas Aubert, parle de retournement de situation. La partie plaignante, SID, devient prévenue, du moins deux de ses responsables. Prévenus de corruption, car dès qu’une proposition est faite, la corruption est réalisée. Il faut savoir que ce n’est pas Vadec qui a déposé plainte, mais le Ministère public qui a spontanément ouvert une enquête sur la base des propos rapportés à la police. Le Ministère public a d’ailleurs proposé une condamnation aux deux responsables de SID, mais ceux-ci ont fait opposition aux ordonnances pénales. L’affaire est donc renvoyée devant le Tribunal de Boudry.


Les prévenus contestent les faits

L’avocat des prévenus conteste les faits qu’il qualifie de farfelus. Selon lui, il s’agit de mesures de rétorsion en raison des plaintes déposées contre Vadec. Une seule chose est admise : ses clients ont bel et bien proposé de faire un don à une association de bienfaisance. L’avocat refuse de préciser laquelle et n’en dira pas davantage. Entre-temps, l’un des deux prévenus a démissionné de SID. C’était il y a plus d’un an. Mais sa démission n’aurait aucun lien avec cette affaire. /abo


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