St-Blaise : administrateur condamné, président blanchi

Le couperet tombe pour l'ancien administrateur de Saint-Blaise. Marc Imwinkelried a été reconnu ...
St-Blaise : administrateur condamné, président blanchi

Marc Imwinkelried Marc Imwinkelried, l'ancien administrateur de Saint-Blaise, a été reconnu coupable de gestion déloyale des intérêts publics.

Le couperet tombe pour l'ancien administrateur de Saint-Blaise. Marc Imwinkelried a été reconnu coupable de gestion déloyale des intérêts publics par le Tribunal de police de Neuchâtel.

Le tribunal a décidé de suivre le Ministère public et de condamner Marc Imwinkelried à 18 mois de peine privative de liberté avec un sursis de deux ans. La juge a décidé d'y ajouter une peine pécuniaire de 100 jours-amende à 10 francs, également assortie d'un sursis de deux ans.
 

Importante culpabilité

Le tribunal a souligné qu'entre 2006 et 2011, Marc Imwinkelried s'était servi dans la caisse communale comme s'il s'agissait de son bancomat personnel, pour un montant total de 336'000 francs. L'ancien administrateur a fait usage de l'argent du contribuable comme s'il s'agissait du sien alors qu'il aurait dû défendre les intérêts de la commune.

Pour la juge, il ne s'agit pas d'une erreur passagère mais d'une stratégie mise en place sur le long terme. Marc Imwinkelried a profité de sa position pour s'offrir un meilleur train de vie. Le tribunal estime donc que sa culpabilité est importante dans cette affaire, puisqu'il a volontairement causé un lourd dommage à la commune de Saint-Blaise.
 

Président de commune blanchi

Les poursuites pénales à l'encontre de l'ancien président de la commune de Saint-Blaise, Pierre Contesse, ont été abandonnées. Malgré le fait qu'il ait autorisé certains prêts à Marc Imwinkelried, Pierre Contesse n'avait pas conscience de l'impact que cela pouvait avoir sur la commune, selon le Tribunal.

La juge a affirmé que l'ancien président de commune avait fait preuve d'une négligence hors du commun mais qu'il ne s'agit pas d'une infraction pénale. Elle a souligné qu'il était souhaitable à l'avenir que les politiciens contrôlent mieux les finances communales.

Pierre Contesse avait d'abord été condamné par ordonnance pénale à 45 jours-amende avec sursis, mais il a fait recours contre cette condamnation. /mvr


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