La justice se penche sur le drame du chantier des Bercles

Nonante et trente jours amendes : ce sont les peines requises par le Ministère public à l’encontre ...
La justice se penche sur le drame du chantier des Bercles

Le chantier des Bercles Le chantier des Bercles.

Nonante et trente jours amendes : ce sont les peines requises par le Ministère public à l’encontre du directeur et du contremaître de l'entreprise de construction engagée sur le chantier de la rue des Bercles à Neuchâtel. Prévenus d’homicide par négligence et de lésions corporelles graves, les deux hommes comparaissent lundi après-midi devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers.

En février 2008, le chantier a été le théâtre d’un drame. Un ouvrier a été mortellement blessé par une foreuse. Un de ses collègues a perdu son bras gauche en tentant de le secourir.

 

Le dispositif de sécurité de la foreuse est en cause

Le directeur et le contremaitre n’étaient pas seuls sur le banc des accusés. La foreuse qui a coûté la vie à l’ouvrier a été mentionnée à plusieurs reprises. Au moment du drame, la machine ne correspondait pas aux normes de la SUVA. Une constatation qui a été établie après l’accident.

Pourtant, selon l’employé blessé, il semblerait que l’engin présentait des soucis techniques plusieurs semaines avant le drame. Un caoutchouc ne tenait pas sur son support. Le machiniste devait sortir de la régie pour le remettre en place. Une action que la victime, décédée, réalisait plusieurs fois par jour sans arrêter le moteur.

Les prévenus nient avoir eu connaissance de ces soucis techniques. Et insistent sur la place donnée à la sécurité dans l’entreprise.

Au vu de l’importance de la foreuse, le Tribunal souhaite l’examiner avant de rendre son jugement. Il donnera son verdict en juillet. /aes


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