La plupart des cas de violence conjugale ne sont pas rapportés à la police.
Cent septante affaires de violences conjugales ont été recensées en 2011 dans le canton de Neuchâtel. La Police neuchâteloise doit intervenir près de deux fois par mois pour des cas graves, avec blessures. Des chiffres en baisse par rapport aux années précédentes.
Les raisons de cette diminution sont en cours d’analyse. L’adjoint du commandant à la Police neuchâteloise, Pascal Luthi, y voit surtout le fait que la plupart des affaires de violences conjugales ne sont pas rapportées à la police.
Le nombre d’affaires qu’on traite n’est que la pointe de l’iceberg : il n’y a pas moins de cas de violences conjugales, il n’y a malheureusement qu’une partie qui remonte à nos oreilles, explique Pascal Luthi. Il est possible que certaines personnes soient un peu découragées, ne voient pas l’utilité d’en parler aux autorités. Dans les cas de récidive, les moyens de la police touchent à leur limite : une fois que les couples sont réorientés vers des organisations d’aide aux victimes et aux auteurs, la police ne peut plus faire grand-chose, ajoute Pascal Luthi.
La violence conjugale est l’un des sujets d’examen des aspirants de police. Au travers d’exercices de mise en situation, les aspirants sont confrontés aux fondamentaux de la violence conjugale et domestique pour les aider à maitriser au mieux ce genre de situation lors d’interventions réelles. /aes









