L’avenir de la raffinerie de Cressier débattu au Tribunal

Le sort de la raffinerie de Cressier se joue mardi après-midi. Le Tribunal régional du littoral ...
L’avenir de la raffinerie de Cressier débattu au Tribunal

Raffinerie de Cressier

Le sort de la raffinerie de Cressier se joue mardi après-midi. Le Tribunal régional du littoral et de Val-de-Travers,  situé à Boudry, doit statuer sur la demande de sursis concordataire émise par Petroplus.

Gilles Vollin, l’un des trois administrateurs et directeur du site neuchâtelois, a été entendu mardi matin par le juge. La requête déposée par le groupe zougois prévoit le maintien d’une activité minimum sur le site. Il s’agit d’assurer la surveillance des installations de la raffinerie. La reprise de la production n’est pas à l’ordre du jour. Le coût est chiffré à un peu moins de 4 millions de francs par mois. Il devrait être assuré par Petroplus Marketing qui vient d'obtenir sa demande de sursis concordataire. La décision va dépendre des commissaires nommés dans le cadre de cette procédure. Pour sauver le site de Cressier, il est impératif que la raffinerie puisse être rapidement remise en service.

Gilles Vollin a indiqué que trois accords de confidentialité avaient été signés, dont deux solides. Ils sont de deux types : soit le rachat du site, soit un partenariat avec des entreprises. Elles amèneraient le brut et le récupèreraient une fois raffiné.

Le verdict devrait tomber à 15h30.

Si le sursis est accepté, un commissaire sera mandaté par le juge pour reprendre les choses en main. Une telle décision relancerait les négociations pour trouver un repreneur.

Si le sursis n’est pas accordé, la faillite est déclarée. Cette situation ne rend pas impossible la reprise par un tiers, mais ce serait plus difficile.

Quelle que soit la décision prise, les salaires de janvier des employés devraient être assurés, selon Thierry Grosjean, conseiller d'Etat en charge de l'économie. /sma


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