Litige entre les Eglises et l’Etat au sujet du service funèbre

La question de l’intérêt public des services funèbres divise l’Etat et les Eglises du canton ...
Litige entre les Eglises et l’Etat au sujet du service funèbre

Basilique Notre-Dame à Neuchâtel La question de l'intérêt public des services funèbres divise les Eglises et l'Etat.

Les Eglises reconnues du canton de Neuchâtel montent aux barricades. L’Eglise réformée, l’Eglise catholique romaine et l’Eglise catholique chrétienne affirment dans un communiqué que les services funèbres ne sont plus reconnus d’intérêt général par le Conseil d’Etat neuchâtelois.

Une information que dément le ministre des finances, Jean Studer. Selon lui la question a été posée mais l’Etat n’a pas encore tranché. Les discussions sont encore en cours avec les Eglises.

 

Choix individuel ou droit à la reconnaissance publique ?

Selon le communiqué des Eglises, le Gouvernement aurait affirmé que la cérémonie funèbre relève d’un choix religieux individuel.
Une position qui stupéfie les Eglises, car pour elles même les personnes qui n’ont pas d’attente religieuse ou qui n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’un organisme privé ont le droit d’être mises en terre avec une certaine reconnaissance de leur contribution au bien public.

Les trois Eglises ont invité les députés à interpeller le Conseil d’Etat à ce sujet.

 

Redéfinir les subventions

Après l’annonce de Philip Morris de ne plus payer sa contribution ecclésiastique, le Gouvernement et les Eglises ont décidé de rediscuter du subventionnement étatique.
Les Eglises ont fourni une étude qui montre que le coût des services d’intérêt public qu’elles assument s’élève à 5 millions de francs. L’Etat subventionne actuellement les Eglises reconnues avec une enveloppe globale d’1 million 560 mille francs par an. Mais il souhaite désormais soutenir uniquement les services qu’il juge d’intérêt public, afin de conserver la séparation entre l’Etat et l’Eglise.

 

Vers une diminution des services rendus par les Eglises

Selon le président du Conseil synodal de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel, Gabriel Bader, si l’Etat maintient son subventionnement actuel les Eglises devront diminuer certains de leurs services d’intérêt général et tenter de trouver d’autres sources de financement.

Mais pour Gabriel Bader il n’est pas question de faire payer un service en tant que tel, car cela voudrait dire que certaines personnes peuvent se le payer et d’autres non, ce qui n’est pas acceptable pour les Eglises. /mvr


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