L’économie neuchâteloise dans l’incertitude

La place économique neuchâteloise est dynamique, mais volatile face aux aléas géopolitiques ...
L’économie neuchâteloise dans l’incertitude

La place économique neuchâteloise est dynamique, mais volatile face aux aléas géopolitiques internationaux. C’est un des enseignements qui ressort du rapport 2026 sur le PIB romand, publié par les six Banques cantonales.

Pierre-Alain Leuenberger, directeur général de la Banque cantonale neuchâteloise, a détaillé le rapport PIB romand dans « La Matinale ». Pierre-Alain Leuenberger, directeur général de la Banque cantonale neuchâteloise, a détaillé le rapport PIB romand dans « La Matinale ».

L’économie du canton de Neuchâtel comme celle de la Suisse romande tiennent le coup face aux remous internationaux de ces dernières années. Les banques cantonales de Suisse romande et le Forum des 100 ont publié lundi leur traditionnel rapport sur le PIB romand, qui s’interroge sur le Produit intérieur brut de la Suisse francophone. Une édition un peu spéciale puisqu’elle s’intéresse à une situation économique marquée par la politique tarifaire de l’administration Trump aux États-Unis et par le conflit au Moyen-Orient, considérés comme générateurs d’incertitudes.

En 2025, le PIB romand était estimé à 198 milliards de francs. Sa croissance (+2,2%) était supérieure à celle de la Suisse (+1,8%). Mais cet avantage devrait s’effriter. La projection des banques cantonales, c’est un recul de la croissance à 1,9% en 2026, puis à 1,5% l’année prochaine, ce qui ferait rentrer les cantons romands dans le rang au niveau national.


Assez forte volatilité

Invité dans « La Matinale » mercredi, le directeur général de la Banque cantonale neuchâteloise Pierre-Alain Leuenberger rappelle que l’économie neuchâteloise tire une grande partie de sa prospérité des exportations. Un atout qui peut également représenter une vulnérabilité, puisqu’elle expose les entreprises locales aux incertitudes internationales. « Cela nous rend plus exposés », résume Pierre-Alain Leuenberger, qui parle d’« assez forte volatilité » pour qualifier la situation locale. Cela dit, « quand on a les effets d’accélération, ils sont aussi plus positifs à Neuchâtel que dans d’autres régions », explique-t-il.

L’étude insiste sur la notion de « sécurité économique ». Certains cantons comme Vaud peuvent s’appuyer sur une solide demande intérieure, davantage que Neuchâtel, pour lequel la solution passe par la diversification. « Neuchâtel fait un gros travail sur ce sujet là depuis une quarantaine d’années déjà », relève Pierre-Alain Leuenberger, qui note que « ce n’est pas un sujet simple », notamment parce que « toutes les économies cantonales avancent un peu dans cette direction ». /jhi


 

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