Un homme a été condamné ce lundi à trois ans de prison, dont un an ferme, par le Tribunal criminel à Neuchâtel. Il a été reconnu coupable de viol, d’abus d’ordre sexuel sur des enfants et de contrainte sexuelle.
La version de la victime a été jugée plus crédible et cohérente. Le Tribunal criminel à Neuchâtel a condamné lundi un homme de 27 ans à trois ans de prison, dont un an ferme. La Cour l’a reconnu coupable d’avoir violé à deux reprises une enfant de neuf ans, alors que lui-même était âgé de 18 ans au moment des faits. Les accusations d’actes d’ordre sexuel avec des enfants et de contrainte sexuelle ont aussi été retenues à son encontre. Le jeune adulte avait touché les parties intimes de la fillette avec ses doigts et s’était masturbé à deux reprises en sa présence.
L’homme devra par ailleurs se soumettre à un suivi psychologique et aura l’interdiction de travailler avec des mineurs pour une durée de dix ans. Il est aussi condamné à verser une indemnité pour tort moral à sa victime et à prendre à sa charge les frais de la cause.
Une affaire difficile à instruire
Pour le juge, les faits sont extrêmement graves. « C’est l’intégrité sexuelle d’une enfant dont il est question ». La Cour a aussi évoqué la difficulté à instruire cette affaire face à des faits anciens, survenus sans témoins directs.
Pour le Tribunal, les déclarations de la victime, mais aussi les témoignages récoltés auprès de son entourage permettent malgré tout de conclure qu’il y a eu viol à deux reprises. Selon le juge, la contrainte doit aussi être retenue. La victime n’avait « pas les moyens de comprendre ce qui se passait et pas les moyens de se défendre ». C’est un lien de confiance qui l’unissait à ce jeune homme chargé de la garder. Celui-ci a aussi instauré une forme de chantage avec sa victime, lui ordonnant de garder le silence sous peine de ne plus pouvoir se revoir. Les faits sont donc bien plus graves que ce que le prévenu voulait bien admettre, lui-même parlant d’étreintes et d’un cas de masturbation en présence de la fillette.
La Cour a aussi mis en avant les lourdes conséquences sur la jeune fille, aujourd’hui âgée de 18 ans, qui a tenté de mettre fin à ses jours. Le diagnostic médical est clair : elle souffre de dépression et de stress post-traumatique jugé compatible avec un abus sexuel vécu durant l’enfance. Le Tribunal a encore relevé l’absence de prise de conscience du coupable et son « mobile égoïste ». Les parties ont dix jours pour faire une annonce d’appel. /sbm









