Claude-Alain Christen distingué pour son saucisson neuchâtelois IGP

Le boucher chaux-de-fonnier a remporté la première sélection organisée par Neuchâtel Vins et ...
Claude-Alain Christen distingué pour son saucisson neuchâtelois IGP

Le boucher chaux-de-fonnier a remporté la première sélection organisée par Neuchâtel Vins et Terroir, en collaboration avec la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture. Le lauréat s’est démarqué des huit autres producteurs neuchâtelois en lice. Reportage sur la dégustation.

Claude-Alain Christen (au milieu), premier vainqueur de la sélection du meilleur saucisson neuchâtelois IGP, organisée par Neuchâtel Vins et Terroir, en collaboration avec la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture (photo : NVT). Claude-Alain Christen (au milieu), premier vainqueur de la sélection du meilleur saucisson neuchâtelois IGP, organisée par Neuchâtel Vins et Terroir, en collaboration avec la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture (photo : NVT).

Le meilleur saucisson neuchâtelois IGP (pour indication géographique protégée), c’est à la boucherie Christen Delicatessen, à La Chaux-de-Fonds, qu’on le trouve. C’est le verdict de la première sélection organisée par l’association Neuchâtel Vins et Terroir, en collaboration avec la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture. Le jury, composé de gastronomes et de journalistes, a distingué mardi le boucher Claude-Alain Christen, parmi les neuf producteurs de saucisson neuchâtelois IGP existants.

« Je suis très fier, après tout ce qui s’est passé », nous a déclaré Claude-Alain Christen, arrivé en vainqueur à l’hôtel-restaurant de La Tourne. Le boucher fait allusion à sa condamnation l’an passé, par le tribunal régional, pour avoir vendu, à côté de ses saucissons IGP, une recette différente sous l’appellation « Neuch à toi ». Une concurrence qui, selon la justice, nuit aux produits estampillés IGP. Le boucher a dû payer une amende salée. 


« Je me fournis uniquement dans le canton »

Le voilà donc aujourd’hui tout requinqué, lui qui défend justement une production locale : « pour faire un bon saucisson, il faut des bons producteurs de porc. Je me fournis uniquement dans le canton, dans la vallée de La Brévine et le Val-de-Travers. »

Pour Claude-Alain Christen, le fait que seuls neuf bouchers produisent du saucisson neuchâtelois IGP n’est pas dû aux exigences du cahier des charges : « les boucheries disparaissent. Le nombre de vrais bouchers qui abattent, qui fabriquent, fond comme neige au soleil. » 

Claude-Alain Christen : « Pour faire des bons saucissons, il faut des bons producteurs de porc. » 

Cette première sélection s’est déroulée à « l’aveugle ». Chaque membre du jury avait devant lui des rondelles de saucisson numérotées à l’aide d’un petit drapeau, une feuille pour mettre des notes selon trois critères, l’aspect, la texture et évidemment le goût. De l’eau aussi et des bouts de pain, de pomme et de chocolat, pour se refaire le palais entre deux rondelles de saucisson.

Notre reportage sur la dégustation

On termine par la recette du saucisson neuchâtelois, que nous rappelle brièvement le lauréat du concours : « environ deux tiers de porc maigre, un tiers de porc entremêlé, un petit peu de couenne, du sel nitrité, du sel, du poivre et de l’ail. /vco


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