Vers le retour d’un pigeonnier à La Neuveville ?

Lors de la dernière séance du Conseil général, les élus neuvevillois ont accepté un postulat ...
Vers le retour d’un pigeonnier à La Neuveville ?

Lors de la dernière séance du Conseil général, les élus neuvevillois ont accepté un postulat des Verts. Le texte demande d’étudier la création d’un pigeonnier de régulation.

Les pigeons sont au centre de certaines discussions à La Neuveville. (Image d'illustration, ldd) Les pigeons sont au centre de certaines discussions à La Neuveville. (Image d'illustration, ldd)

Les pigeons dérangent à La Neuveville. Une nouvelle stratégie de régulation pourrait voir le jour prochainement dans la vieille ville. Le Conseil général a accepté dernièrement un postulat émanant des Verts. Celui-ci demande d’étudier la création d’un pigeonnier de régulation. Le fonctionnement : les colombidés sont attirés avec des graines. Après la nidification, une partie des œufs sont remplacés par des faux. Les naissances sont ainsi limitées sans pour autant devoir éliminer les adultes. « J’ai plusieurs personnes qui m’ont parlé de ce souci de pigeons en ville, notamment des habitants de la vieille ville », a expliqué Sabine Mamie au JdJ. L’élu écologiste, à l'origine du texte, s’est ensuite renseigné sur les pratiques mises en place à travers le pays. Cinq pigeonniers seront notamment installés en ville de Bâle dans les quatre prochaines années. Un projet accepté lors des votations à la mi-juin. À noter que La Neuveville a déjà eu un pigeonnier par le passé. Le bâtiment se trouvait alors à la route du Château.

Sabine Mamie, autrice du texte:

Le pigeonnier pourrait donc être une solution pour la vieille ville de la cité médiévale, car les dégâts sont nombreux. « Les fientes, le bruit, les chants, les roucoulements. Les saletés, c'est quelque chose de terrible dans les venelles, par exemple », indique Sabine Mamie. Les habitants doivent également subir les odeurs et les tiques du pigeon. Il s’agit d’un parasite nocturne qui se cache le jour dans les fissures des murs et greniers. Ces tiques sont ensuite attirées par la chaleur humaine et piquent. Dans sa réponse, le Conseil municipal a indiqué avoir déjà mandaté un bureau d’études spécialisé en environnement, afin d’analyser la situation des pigeons à La Neuveville, en particulier dans la vieille ville.

Les autorités rappellent toutefois que le pigeon est un animal sauvage qui ne relève pas de la responsabilité de la commune. « À la base, les pigeons appartenaient à des seigneurs qui les élevaient pour leur chair », explique Sabine Mamie. L’écologiste continue, « ces besoins ont disparu à une époque. Ces animaux se sont un petit peu retrouvés en stabulation libre. Je ne dis pas qu'on leur doit quelque chose en tant qu'humains, mais ça me paraissait intéressant de comprendre pourquoi ils étaient restés dans les villes comme ça ». /sbo-JdJ


 

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