Comptes validés sans débat à Val-de-Travers

Les comptes 2025 de la Commune ont fait l’unanimité jeudi soir à Fleurier. Le bénéfice de près ...
Comptes validés sans débat à Val-de-Travers

Les comptes 2025 de la Commune ont fait l’unanimité jeudi soir à Fleurier. Le bénéfice de près de 440'000 francs n’a pas fait débat lors de la séance du Conseil général.

Le Val-de-Travers dans les chiffres noirs. Le Val-de-Travers dans les chiffres noirs.

Pour la quatrième fois consécutive, Val-de-Travers a bouclé ses comptes dans les chiffres noirs. Et le Conseil général a salué cette prestation jeudi soir lors de sa dernière séance avant les vacances scolaires. Le bénéfice des comptes 2025 atteint 436'858 francs, soit près d’1,9 million de plus que lors du budget 2025. Un résultat porté par une conjoncture économique solide et des recettes fiscales en hausse, ainsi que par une réévaluation comptable comprenant notamment le bâtiment Barack.

Ces chiffres ont été salués par l’ensemble des groupes du législatif vallonnier, réunis à Fleurier. Depuis quatre ans, tous les budgets négatifs se sont finalement transformés en comptes positifs. La gauche n’a pas manqué de relever que le Conseil général pouvait garder cette statistique en tête au moment de voter les prochains budgets, afin de limiter les coupes et les débats. De son côté, la droite a rappelé, comme le Conseil communal dans son rapport, qu’il fallait rester prudent les prochaines années, notamment en raison de la situation économique. Benoît Simon-Vermot, en charge des finances, l’a aussi souligné au moment de l’interview : « Le Conseil communal va s’engager à poursuivre ses travaux de maintien de maitrise des charges », à défaut de pouvoir contrôler les revenus.

Benoît Simon-Vermot : « Le Conseil communal va garder la ligne qu’il tient depuis 2009, c’est-à-dire d’être prudent. »

La hausse de l’endettement moyen par habitant a aussi été relevé par tous les groupes. Celui-ci augmente de 5% en une année, pour passer à 5'563 francs par habitant. En comparaison cantonale, Val-de-Travers est donc mal classée. Mais attention à comparer ce qui est comparable, souligne Benoit Simon-Vermot. « On investit beaucoup ces dernières années, mais on a aussi beaucoup emprunté pour les domaines autofinancés, que sont l’eau, les déchets et les chauffages à distance. Dans certaines communes, on externalise ce genre de prestations. C’est donc la société qui investit qui le voit. Le conseiller communal admet aussi qu’une augmentation de la dette par habitant n’est jamais un très bon signe.

Benoît Simon-Vermot : « Ça ne nous empêche pas de pouvoir emprunter à des taux tout à fait raisonnables. »

Le Conseil général a aussi approuvé un crédit de 280'000 francs pour la seconde phase de la numérisation de l’école Jean-Jacques Rousseau. /swe


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