C’est un architecte à redécouvrir à La Chaux-de-Fonds. Samedi et dimanche, une historienne de l’architecture propose deux balades et une conférence pour partir sur les traces de celui qui a construit une cinquantaine de demeures dans la Métropole horlogère.
Lever les yeux au ciel et écouter une historienne vous raconter le parcours exceptionnel de Léon Boillot (1871-1956). C’est, en quelque sorte, ce que propose Clara Lauffer ce samedi et dimanche lors des Journées du patrimoine mondial à La Chaux-de-Fonds. Dans le cadre du vaste programme de la manifestation figurent deux balades et une conférence proposées par cette historienne de l’architecture d’origine genevoise tombée en amour pour la ville des Montagnes.
Et quand on l’écoute évoquer Léon Boillot, il y a de quoi. Car c’est lui qui a notamment construit les immeubles de l’Aigle (1906) et Minerva. Dans cette ville où Le Corbusier a laissé sa patte, on oublie trop souvent Léon Boillot qui y a construit une cinquantaine d’immeubles : « On rencontre très souvent son nom dans les prospectus qui sont distribués à l'Office du tourisme de la Chaux-de-Fonds, mais très peu d'informations à son sujet ne sont disponibles », explique Clara Lauffer. « En fait, on a complètement oublié l'œuvre de cet architecte, sa vie et sa carrière ».
Léon Boillot, un architecte qui « construit tout »
Et pourtant, son travail est significatif, notamment au travers de « l'envergure de son œuvre dans une ville comme la Chaux-de-Fonds : une cinquantaine de bâtiments, c'est absolument énorme. Il a une carrière qui est exponentielle ». De surcroît, c’est un éclectique : « il construit tout », explique l’historienne de l’architecture. « Des villas patronales, mais aussi des fabriques, des hôtels, des garages automobiles, des immeubles, des chalets. C'est un grand technicien et c'est ça sa force : il sait absolument tout construire ! »
Entretien avec Clara Lauffer, historienne de l'architecture
A cette époque, La Chaux-de-Fonds a des airs de ruée vers l’or. On vient y travailler et tenter sa chance de faire fortune. La construction explose : « La majorité des commanditaires, ce sont des patrons horlogers, comme on peut l'imaginer, mais Léon Boillot construit aussi beaucoup pour lui-même. Il loue les appartements ou les vend ».
Samedi et dimanche, Clara Lauffer proposera une visite dans les quartiers nord de la ville, notamment autour de la rue du Progrès. L’opportunité de découvrir tout un quartier dont de nombreuses villas ont été commandées par la famille Schwob au début du 20e siècle. Et pour explorer davantage ce dossier, une conférence est également proposée. Programme détaillé ici. /aju









