Le Canton de Neuchâtel travaille depuis juin avec OPPAL, du nom de l’association chargée de veiller sur les troupeaux les plus exposés à la menace du prédateur, entre Les Ponts-de-Martel et La Chaux-du-Milieu. Témoignages.
Le Canton de Neuchâtel s’organise face à la menace du loup. Une surveillance des troupeaux les plus exposés a débuté le 1er juin, dans une zone située entre Les Ponts-de-Martel et La Chaux-de-Milieu. L’Etat a confié cette mission à une association, OPPAL, l’Organisation pour la protection des alpages. La mesure devrait coûter 30'000 francs et concerne une petite dizaine d’agriculteurs. Elle sera financée à 80% par la Confédération et doit durer jusqu’au 15 octobre. « Nous avons deux types de surveillance avec OPPAL : d’une part itinérante, avec une boucle d’une heure à pied pour s’assurer que les cheptels sont en sécurité, d’autre part fixe, où une personne surveille le troupeau dans un secteur », détaille Yann Huguelit, directeur de la Chambre d’agriculture et de viticulture qui pilote le projet.
Yann Huguelit : « Nous avons deux types de surveillance avec OPPAL : d’une part itinérante, d'autre part fixe. »
La meute de loups de La Brévine, composée aujourd’hui de quatre individus, ne s’est pas encore attaquée à des vaches en estivage ou à leurs veaux ce printemps, mais selon plusieurs témoignages, ces prédateurs rôdent toujours dans les parages. Nous nous sommes rendus proche des endroits où trois attaques se sont déjà produites, là où aujourd’hui s’exerce la surveillance la plus active, pour rencontre Pierrick Mueller, civiliste. Sa demeure pour une semaine, c’est une caravane au milieu d’un pâturage boisé. La journée, il lit. Et son travail commence la nuit, il sort « armé » notamment d’une lampe de poche, de jumelles infrarouges, d’un talkie-walkie et d’une corne de brume.
L’agriculteur qui avait accepté de témoigner à notre micro au printemps 2025 de l’attaque ayant tué l’une de ses génisses est partenaire de ce nouveau programme. Deux troupeaux sont concernés par cette surveillance étroite.
Notre long format
D’autres agriculteurs menacés par la meute de loups de la Vallée de La Brévine ont décidé de rentrer leur bétail tous les soirs à l’étable. Le Canton de Neuchâtel leur versera quelques milliers de francs de dédommagement. Ces mesures font partie du plan loup cantonal qui sera bientôt soumis au Grand Conseil. /vco









