Le législatif s’est réuni lundi soir pour débattre de différents rapports, dont la révision du règlement de Police. Un dossier pour lequel les membres de Modernokratie ont déposé une trentaine d’amendements. Une manière de faire qui, pour certains élus, bloque le processus politique. Au contraire, affirme le mouvement citoyen
Une séance du Conseil général de près de quatre heures lundi soir à Neuchâtel. Le législatif s’est notamment prononcé sur plus d’une trentaine d’amendements concernant un seul rapport, celui sur l’harmonisation et la révision du règlement de Police. Un texte qui définit, en quelque sorte, de nombreux éléments de la vie quotidienne de la cité. Le Conseil général avait demandé, l’année passée, la création d’une Commission spéciale pour coconstruire le rapport avec les Services de la ville et le Conseil communal. Un premier jet a été présenté en décembre. Les élus ont alors pu poser leurs questions. Les indépendants de Modernokratie ont fait le choix de déposer 33 amendements, tous refusés, pour en débattre en plénum, lundi soir. Une décision qui ne contrevient pas au règlement, mais qui n’a pas été du gout d’une majorité des membres présents. Jonathan Gretillat, vice-président du Conseil communal, estime que ces amendements ne s’inscrivent pas dans la dynamique souhaitée par le Conseil général.
Jonathan Gretillat : « Chacun peut faire comme il l’entend, mais doit respecter les règles du jeu. »
Nolan Bongiovanni, de Modernokratie, n’analyse pas du tout la situation de la même manière. Le mouvement citoyen donne la parole au peuple et, pour ce faire, il doit consulter sa base en respectant les délais imposés par le règlement du Conseil général. Il estime aussi que les reproches à son encontre ne sont pas légitimes puisqu’il est dans son droit de déposer des amendements.
Nolan Bongiovanni : « La levée de l’embargo du rapport n’était pas prévue avant le 30 avril. »
Jonathan Gretillat estime que l’élu de Modernokratie a, en quelque sorte, provoqué un blocage parlementaire qui permet à une personne de s’exprimer autant qu’elle le veut en « déposant des objets, des amendements et en tenant le crachoir d’une certaine manière. »
Jonathan Gretillat : « On a des outils parlementaires qui ne devraient pas nécessiter de recourir à ces outils-là. »
Pour Nolan Bongiovanni les outils prévus par le règlement sont là pour être utilisés. Il avait la possibilité de déposer ses amendements jusqu’au 1er mai, et c’est ce qu’il a fait. Il regrette aussi le poids donné au travail de Commission. Pas qu’il ne remette en cause la qualité du travail, mais il estime que certains points abordés dans ses amendements ne l’ont pas été par la Commission et ils méritaient d’être discutés en séance du Conseil général. « Il y avait des sujets réellement politiques avec un intérêt derrière. » Nolan Bongiovanni estime que le Conseil général veut aller vite « et tout ce qui ralentirait son confort devient de l’obstruction. » /sma









