L’artiste vaudois Antoine Guignard, ou LPVDA, a développé une technique unique de ponçage du bois. Il est en train de réaliser la 48e fresque de l’Exomusée du Locle, sur une façade située aux Calame. Reportage.
La 48e œuvre de l’Exomusée du Locle est en cours de création. Les fondateurs Sylvie et François Balmer ont invité l’artiste vaudois Antoine Guignard, dit LPVDA (réd : Les pinceaux verts d’Antoine), à créer une fresque monumentale sur la façade ouest d’une ancienne grange, à la rue des Calame. Les curieux peuvent déjà se faire une bonne idée sur place du résultat final. On y voit un animal dont tout le monde parle dans la région, mais que personne ou presque ne peut voir. L'illustration veut faire réfléchir à notre rapport à la nature. « La plaine du Col-des-Roches, ici, est sujette à de gros bouleversements, dus au percement du tunnel de contournement du Locle. [Cette fresque] comble un vide au Col-de-Roches, où on a cinq œuvres, contre plus de 40 au centre-ville. [Elle s’intègre] aux visites guidées proposées dans les quartiers périphériques depuis l’année passée et qui durent trois heures (contre deux heures au centre-ville) », détaille François Balmer.
François Balmer : « L'oeuvre de LPVDA nous fait réfléchir à notre rapport à la nature, ici dans la plaine du Col-des-Roches, sujette à de gros bouleversements. »
Ancien sauteur à skis de haut niveau, Antoine Guignard a suivi des formations de bijoutier puis de paysagiste. Cet artiste au parcours atypique a développé une technique unique de meulage et ponçage du bois. « L’un des buts de l’Exomusée est de montrer au public les diverses techniques du street art. Antoine Guignard a développé la sienne, qui consiste à poncer le vieux bois noirci par le temps, pour récupérer la couleur originelle du bois. Cela rappelle un peu la technique de la carte à gratter : en enlevant de la matière, on amène de la lumière », décrit François Balmer.
« Un des buts de l'Exomusée est de montrer les diverses techniques du street art. »
Antoine Guignard a volontiers accepté de nous montrer sa technique, lui qui travaille huit à neuf heures par jours sur la façade, dans une nacelle. Notre reportage est à découvrir ici.
Notre reportage :
L’Exomusée du Locle devrait compter plus de 50 fresques à la fin de l’été puisque quatre œuvres sont planifiées ces prochains mois. /vco









