L'institution de Dombresson, qui vient en aide à des enfants et des adolescents présentant des troubles du comportement, s’est séparée en début de semaine de son directeur et de son sous-directeur avec effet immédiat. Le président du conseil de fondation explique ce choix.
La Fondation Borel est dans la tourmente. Elle a licencié en début de semaine son directeur et son sous-directeur avec effet immédiat. Cette institution de Dombresson vient en aide à une cinquantaine d’enfants et d’adolescents présentant des troubles du comportement.
Il y a six mois, l’organisation a voulu faire le point sur son fonctionnement. Un audit externe a donc été mené. Durant plusieurs mois, cinquante collaborateurs de l'institution ont été entendus. Les conclusions ont mis en évidence des tensions au sein du personnel, ainsi que des problèmes de gouvernance. « Les résultats de l’analyse sont clairs. Ils nous ont conduits à considérer qu’il était nécessaire de prendre des mesures importantes, notamment au niveau de la direction », explique Sébastien Marti, le président du conseil de fondation. Sans tirer à boulets rouges sur les deux ex-membres de la direction, il souligne : « Ce qui ressort de l’analyse, c’est vraiment un problème de structure et de management. Avec le management, on peut faire beaucoup de choses, notamment changer l’orientation d’une institution. »
Sébastien Marti : « Des problèmes de gouvernance ont été mis en avant par l’analyse. »
« Des problèmes structurels, de gouvernance et organisationnels » : c’est donc ce qui a poussé le conseil de fondation à prendre cette décision. Depuis, c’est un comité de direction composé des directeurs administratif, éducatif et pédagogique, appuyés par des experts en management, ainsi que d'une cellule de transition formée de membres du conseil de fondation, qui mènent la barque. Tout ce petit monde collabore également avec l’État. « L’objectif est désormais de remettre en cohérence plusieurs éléments fondamentaux - parmi lesquels les missions, les valeurs et le concept de prise en charge - afin de redonner un fil conducteur clair à l’institution », explique encore Sébastien Marti.
« On n’a pas le choix, on doit faire en sorte que ça fonctionne. »
Une chose est certaine : les personnes qui reprendront la suite auront du pain sur la planche. Les attentes sont élevées pour les postes de direction de la Fondation Borel. « Nous recherchons des profils expérimentés, avec une vision. L’exigence porte avant tout sur le management d’institution, avec une expérience avérée et des succès démontrés dans la direction d’un établissement », explique-t-il.
Quid des bénéficiaires ?
Sébastien Marti souhaite surtout souligner que cette décision a été prise avant tout pour le bien-être de cette cinquantaine de mineurs. « Les collaborateurs de terrain, proches des enfants, sont là, restent en place et sont très impliqués. L’institution est un bel outil au service de cette jeunesse en difficulté. C’est pour préserver cet outil que nous avons pris cette décision », conclut-il. /yca









