L’atelier pré et parascolaire privé de Colombier se trouve dans une situation financière critique. Ses responsables lancent un cri de détresse. Sans une aide rapide, la structure pourrait ne pas rouvrir lors de la prochaine rentrée.
La Frimousse est née il y a près de 40 ans à Colombier, mais aujourd’hui son futur se dessine en traitillés. Cet atelier pré et parascolaire non subventionné accueille des enfants de deux à six ans. Cette année, il y en a 54 qui fréquentent les lieux. Contrairement à une crèche, il n’y a pas de repas de midi. Au travers de différentes activités, la Frimousse éveille et prépare à la vie en groupe et à l’école. De nombreux enfants du village et des alentours sont passés par la structure privée gérée par trois éducatrices professionnelles et un comité d’une dizaine de bénévoles.
Les temps sont durs
Le jeudi 2 avril, les responsables lancent un cri de détresse. Un courriel d’appel urgent au soutien envoyé à toute la base de données de la Frimousse. Avec « transparence » et « émotion », ils dépeignent une situation qualifiée de « critique ». Malgré les efforts fournis les deux dernières années pour maintenir un équilibre financier, il n’est désormais plus possible de l’atteindre.
Plusieurs facteurs fragilisent la structure, comme l’explique Céline Mast D’Aprile, éducatrice responsable de La Frimousse. « Depuis l’introduction d’Harmos, il y a moins d’enfants avec l’école obligatoire dès quatre ans. L’offre en parascolaire sur la Commune s’est agrandie, ce qui fait qu’on enregistre moins d’inscriptions. Et nos charges en lien avec nos locaux sont importantes et augmentent », précise-t-elle.
Céline Mast D’Aprile : « Pour que La Frimousse tourne correctement, il manque 1'700 francs par mois. »
Une restructuration envisagée
Les quelques réserves accumulées lors des bonnes années ne suffiront plus. Elles seront d’ailleurs épuisées lors de la prochaine rentrée. Dans ces conditions, l’ouverture en août prochain « est fortement compromise », peut-on lire dans l’e-mail envoyé par la Frimousse. L’appel aux dons qui en découle s’adresse « à toutes les familles qui ont passé un bon moment chez nous, d’anciens membres, d’anciens enfants, ou tout simplement des gens intéressés à soutenir notre association », souligne Céline Mast D’Aprile. Reste que pour poursuivre l’aventure, des mesures à l’interne devront aussi être prises. « On va devoir certainement modifier certains horaires. Réunir des classes pour un meilleur taux de remplissage. Il faudra aussi peut-être augmenter le nombre de nos manifestations qui permettent aussi de remplir nos caisses. »
« La Frimousse a besoin de se métamorphoser un petit peu pour pouvoir continuer à vivre. »
Un soutien communal demandé
Si le comité vise à renforcer la visibilité de La Frimousse, optimiser la gestion des ressources ou encore développer de nouvelles initiatives pour assurer la pérennité de la structure, il espère aussi peut-être un coup de pouce de la Commune de Milvignes qui est propriétaire du bâtiment. « Moi, j’attends un geste de tout le monde », rigole Céline Mast D’Aprile, « que ce soit communal ou autre », poursuit l’éducatrice.
« Un peu de soutien communal serait vraiment agréable. »
La Commune « va voir ce qu’elle peut faire »
Un membre du comité a été reçu mardi après-midi par la conseillère communale Solange Platz Erard. La présidente de l’exécutif de Milvignes se dit « sensible » aux difficultés que rencontre La Frimousse. Elle entend s’approcher du Canton « pour voir ce qu’il est possible de faire ». La responsable du dicastère de l’enfance entend aussi « voir avec ses collègues quels soutiens la Commune peut apporter ». À titre personnel, Solange Platz Erard conclut que « cet atelier est un plus pour Milvignes, qu’elle y tient et souhaite que ça puisse continuer. » /jpp










