Reconnus coupables en première instance notamment de gestion déloyale aggravée au détriment de l’ancien médailleur loclois, deux cadres sont de retour devant la justice. Ils ont fait appel de leur condamnation.
Retour au tribunal pour deux des trois prévenus de l’affaire Faude et Huguenin. Ils ont fait appel de leur jugement en première instance et comparaissaient mardi devant la Cour pénale au château de Neuchâtel.
Pour rappel, trois cadres du fabricant de médailles loclois avaient été condamnés en avril 2025 par le Tribunal criminel notamment pour gestion déloyale aggravée. La première instance avait retenu qu’ils avaient entre autres détourné 900'000 francs, qu’ils avaient ouvert, à l’insu de leur patron, un compte sur lequel des clients payaient des factures. L’argent que le trio avait détourné devait en partie servir à fonder une nouvelle société grâce à laquelle ils entendaient préserver emplois et savoir-faire.
Le responsable des ventes avait écopé de 14 mois de peine privative de liberté avec sursis, le directeur opérationnel de 24 mois avec sursis et le responsable financier de 40 mois ferme. Ce sont les deux derniers qui ont fait appel.
Peines disproportionnées
Pour leurs mandataires, certes, leurs clients ont commis des erreurs, qu’ils ont reconnues, mais leur condamnation doit être proportionnée, ont-ils plaidé.
Selon l’avocat du responsable opérationnel, le rôle de son client n’était pas suffisamment déterminant pour le qualifier de coauteur pour toute une série de préventions.
L’avocat du responsable financier, celui qui a écopé d’une peine ferme, a souligné le changement d’attitude de son client. Il y a une année, il était dans une sorte de déni. Aujourd’hui, il reconnait qu’il n’a pas fait tout juste et qu’il mérite une sanction, mais une sanction proportionnée. Il réclame une peine compatible avec du sursis.
Dans son réquisitoire, le Ministère public a purement et simplement conclu au rejet des appels et à la confirmation du jugement de première instance.
La Cour pénale rendra son jugement jeudi en fin de matinée. /cwi









