La Journée internationale des droits des femmes a lieu durant tout le week-end dans le canton de Neuchâtel. Pour Manuela Honegger, membre du Collectif neuchâtelois pour la grève féministe et d’Espace F, la mobilisation dans la rue est plus que jamais nécessaire.
L’égalité et les luttes féminines au cœur de la Journée internationale des droits des femmes dans le canton de Neuchâtel. De nombreuses manifestations sont organisées samedi et dimanche. Un rassemblement est par exemple prévu samedi à la Fontaine de la justice à Neuchâtel entre 11h et 15h sous le thème « Nous avons besoin d'une paix juste ». Il donne la parole à des femmes exilées qui vivent dans le canton.
Dimanche, le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe invite la population à l’Hôtel des associations à Neuchâtel, de 10h à 16 heures, avec diverses actions en lien avec la thématique du care. Manuela Honegger, membre du Collectif neuchâtelois pour la grève féministe, d’Espace F et du parti socialiste, a expliqué vendredi dans La Matinale que la mobilisation permet de rendre visibles des réalités qu’on ignore, que ce soit à Neuchâtel, en Suisse ou dans le monde et de sortir de l’isolement. Il s’agit « de partager nos expériences dans la joie et la colère, de se mobiliser ensemble, de créer des liens en dehors de la logique capitaliste et patriarcale. »
Manuela Honegger estime que les avancées que l’on observe en lien avec le droit des femmes ne déploient pas toujours leurs effets en raison d’un manque de vision, notamment politique. « J’ai appris récemment que le centre de médecine des violences qui s’est installé à Neuchâtel il y a à peine une année manque déjà de ressources et de compétences. » Elle pointe notamment du doigt le fait que le centre n’a pas de médecin légiste et qu’il doit faire appel à une personne du canton de Vaud pour réaliser l’examen spécifique d’une femme qui a été violée. « On continue à bricoler dans un domaine qui mérite du sérieux. Et je me demande quand est-ce que ce bricolage va s’arrêter ? »
Face à l’impuissance, la résistance
La journée du 8 mars existe depuis plus de cent ans. Manuela Honegger relève qu’il y a eu des avancées, mais qu’actuellement, les droits des femmes perdent du terrain. « Face à cette impuissance, il reste la résistance. » Et la résistance veut dire, indique Manuela Honegger, se mobiliser « parce que l’impensable est devenu pensable ». Raison pour laquelle les syndicats et les collectifs préparent déjà la grève de 2027. / sma









