La situation au Moyen-Orient fait grimper le prix du pétrole. Lundi, les experts enregistraient une hausse de 10% à 15% par rapport à la semaine précédente. Une situation qui inquiète les usagers des stations-services de la région que nous avons rencontrés
Il y a peu encore, le prix de l’essence était à la baisse en Suisse. Martin Stucky, ancien porte-parole d’Avenergy pour la Suisse romande, nous expliquait à cette occasion que « la fluctuation du tarif de l’essence est majoritairement liée à des événements mondiaux et extérieurs à la Suisse ». Les regards étaient alors tournés vers le conflit entre les États-Unis et le Venezuela. Heureusement pour nos porte-monnaie, le marché mondial n’avait pas réagi à cette crise, selon l’expert. Il en va autrement avec l’escalade des tensions au Moyen-Orient.
Le détroit d’Ormuz, entre l’Iran et les Émirats arabes unis, est un point de passage stratégique : près d’un cinquième du pétrole mondial y transite chaque année. Actuellement, le trafic y est fortement perturbé en raison des risques liés au conflit, ce qui alimente les craintes d’une rareté temporaire des flux énergétiques vers les marchés mondiaux.
L'inquiétude aux stations-essence
Sur son site Internet, Avenergy Suisse a communiqué en début de semaine sur la situation actuelle du marché international : « En raison de l’escalade au Proche-Orient, les prix du pétrole ont fortement augmenté ce lundi matin. La hausse de 10 à 15 % par rapport à la semaine dernière correspond aux prévisions des analystes du marché. Cependant, la situation en matière d’approvisionnement n’est actuellement pas tendue. »
Une situation qui alimente l’inquiétude des usagers. Chez nos voisins français, des files d’attente se forment déjà à certaines stations-service : les conducteurs se précipitent pour anticiper une potentielle augmentation du prix de l’essence. À Neuchâtel, en revanche, si les véhicules ne se sont pas accumulés aux stations, l’inquiétude est néanmoins présente. Les usagers surveillent la situation mondiale avec attention, pour la plupart résignés. Nous nous sommes rendus ce mardi matin à la station SMP Shop, à Corcelles. /raf









