Trois ans et demi de prison pour avoir tué son « meilleur ami » à Fleurier

Un Chaux-de-Fonnier a été condamné à 43 mois de détention pour homicide par négligence et lésions ...
Trois ans et demi de prison pour avoir tué son « meilleur ami » à Fleurier

Un Chaux-de-Fonnier a été condamné à 43 mois de détention pour homicide par négligence et lésions corporelles graves par le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers, ce lundi à Boudry. Ses coups de poing avaient entraîné la mort de son hôte en janvier 2024.

Le Tribunal du Littoral et du Val-de-Travers a tranché dans cette triste affaire d'homicide par négligence.  Le Tribunal du Littoral et du Val-de-Travers a tranché dans cette triste affaire d'homicide par négligence. 

Trois ans et sept mois de prison pour avoir tué celui qu’il a décrit comme « son meilleur ami » : c’est la peine prononcée à l’encontre d’un Chaux-de-Fonnier de 41 ans ce lundi matin à Boudry par le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers, deux semaines après un demi-jour d'audience. L’homme avait fait chuter la victime chez elle par deux violents coups de poing, un soir de janvier 2024, dans un appartement de Fleurier, alors que les deux protagonistes étaient fortement alcoolisés. Le tribunal a retenu l’homicide par négligence et les lésions corporelles graves. La compagne d’alors de l’agresseur a elle été acquittée, notamment du délit d’omission de porter secours.

« Triste affaire », selon les juges qui ont donc écarté le meurtre par dol éventuel (c'est-à-dire sans volonté de causer la mort, mais avec la conscience que le décès peut se produire) requis par le Ministère public. Sa représentante estime cependant que justice a été rendue, car le coupable a tout de même été condamné pour avoir ôté la vie à son meilleur ami. Les raisons de la querelle – petite dette d’argent ou dispute sur l’éducation des enfants de l’agresseur – ne sont pas claires pour le tribunal, mais selon ce dernier, les motifs de ces deux coups de poing meurtriers sont futiles. Si le jour de la mort n’a pas pu être déterminé, c’est bien cette agression qui a causé le décès d'après l’autopsie, même si la mort a pu survenir plusieurs jours après l'altercation. La victime avait été retrouvée sans vie sur son canapé par la police.


Pas conscience du danger de mort

L'une des questions était de savoir si le prévenu et sa compagne d’alors avaient conscience du danger de mort en abandonnant la victime ronflant sur son canapé le lendemain des faits. Non, a répondu le tribunal, en s’appuyant notamment sur la littérature du Centre universitaire romand de médecine légale. La victime n’a pas eu de perte de connaissance sur le moment, elle ne saignait pas, elle a même encore bu une bière, selon le témoignage des prévenus. 

Les juges, se basant sur une affaire semblable, retiennent donc l’homicide par négligence et les lésions corporelles graves, vu la violence des coups, la différence de corpulence entre les deux protagonistes, l’état d’ébriété de la victime et l'encombrement de la pièce en question (dont la table basse sur laquelle la victime est tombée, tête la première). 


Acquittée

La témoin de cette dispute fatale, même si elle a proposé à la victime d’appeler l’ambulance, n’avait pas non plus conscience du danger de mort, selon la justice. Endurer cette procédure aura été sa peine. La prévenue est donc acquittée des quelques petits délits qu’elle a commis par ailleurs.

Un appel du verdict semble peu probable. Le Ministère public avait requis sept ans de prison et l'avocate du principal prévenu avait demandé quatre ans. /vco 


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