Voilà 200 ans que les Niquelets sont indépendants et que La Côte-aux-Fées a vu le jour. Juste avant 1826, « la Commune est rattachée aux Verrières, plus particulièrement au Grand Bourgeau pendant plusieurs siècles », raconte Denis Flückiger, retraité et historien local passionné. « Il y avait la volonté de devenir une commune depuis 1672, l’année où la paroisse de La Côte-aux-Fées a été créée ». La plupart des hameaux existaient déjà, mais tout s’est développé depuis. La région était pauvre, alors les jeunes se formaient à de nombreux métiers et n’hésitaient pas à se rendre en plaine pour travailler l’été, par exemple jusqu’à Genève.
Denis Flückiger : « A l’époque, La Côte-aux-Fées était un petit peu isolée, on vivait là un petit peu comme sur une île. »
Cette année, La Côte-aux-Fées marque le coup. Après le vernissage du livre de Denis Flückiger en fin d’année passée, plusieurs événements sont prévus en 2026. Le premier se tenait ce samedi, avec la tournée patriotique. Depuis une centaine d’année, les enfants niquelets partent du village et se rendent dans les hameaux, en chantant pour les habitants afin de récolter de l’argent pour la caisse de l’école. « J’ai un petit peu cherché pour savoir quelle était l’origine de cette pratique, mais on ne trouve pas grand-chose », raconte Denis Flückiger. À l’occasion du 200e, les enfants ont pris le chemin inverse : des hameaux vers l’école. Ils ont été accueillis par les membres de la Batterie 14 et leur canon.
A l’époque, cet argent était utilisé pour préparer la soupe qui nourrissaient les enfants des hameaux à midi, trop loin de leur maison pour rentrer. Pour raconter cette histoire, Denis Flückiger a récolté des photos et quelques vidéos auprès de la population. Elles ont été projetées ce samedi à La Côte-aux-Fées. Les plus anciennes dataient des années 30, elles ont marqué notre historien retraité : « On voit les élèves déguisés avec les habits de la guerre 14-18, donc ce n’est pas du tout les habits militaires d’aujourd’hui, et ça donne une atmosphère tout à fait spéciale ». Sans oublier les images en noir et blanc des années 1960 et 1970, photographiées par Daniel Schelling, « des témoignages de qualité » selon Denis Flückiger.
« A La Côte-aux-Fées, c’est un peu la fête des enfants depuis une centaine d’années. »
En 200 ans, La Côte-aux-Fées ne possède pas forcément une histoire riche en faits marquants. Denis Flückiger relève tout de même celui de 1854, lorsque la Commune est devenue une municipalité. Jusque-là, « c’était une commune dirigée par des communiers, c’est-à-dire des gens qui étaient de familles originelles de la Côte-aux-Fées et qui détenaient tous les pouvoirs. »
« Il faut savoir que tout le système social a été changé. »
La Côte-aux-Fées continuera de fêter son bicentenaire cette année, la prochaine manifestation est agendée au 25 avril. /swe












