Un besoin de près de 600 nouveaux lits en EMS

C’est ce que planifie le Canton de Neuchâtel d’ici 2035 pour faire face au vieillissement de ...
Un besoin de près de 600 nouveaux lits en EMS

C’est ce que planifie le Canton de Neuchâtel d’ici 2035 pour faire face au vieillissement de la population. Il devra aussi développer d’autres offres pour maintenir la population à domicile le plus longtemps possible.

Fabienne Wyss Kubler, secrétaire générale de l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées, était présente ce mercredi dans La Matinale. Fabienne Wyss Kubler, secrétaire générale de l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées, était présente ce mercredi dans La Matinale.

Le Canton de Neuchâtel doit s’adapter au vieillissement de sa population. Preuve en est, la pose de la première pierre mardi de l’agrandissement du home des Charmettes à Neuchâtel. Ces travaux vont permettre d’augmenter à la fois les places en longs et en courts séjours. Le Canton compte actuellement un peu plus de 2'000 lits. Le Conseil d’Etat neuchâtelois évoque, d’ici 2035, la nécessité de créer 600 nouvelles places et d’en mettre 300 aux normes. Fabienne Wyss Kubler, secrétaire générale de l’ANEMPA, l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées, a expliqué mercredi dans La Matinale, que l’on faisait face à un double mouvement. « On a à la fois la nécessité de construire un certain nombre de nouveaux lits pour faire face au vieillissement démographique (…) et puis on a aussi une mise aux normes, une rénovation complète des infrastructures médicosociales en raison de l’évolution de l’état de santé de la population neuchâteloise. »

L’accueil de court séjour : le maillon central

Derrière cette question des infrastructures, des bâtiments, il y a la trajectoire des personnes âgées. « On ne pourra pas mettre tout le monde en EMS. » Il faudra donc trouver des solutions alternatives pour maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible à domicile. « Il y a donc des prestations intermédiaires qui sont dites centrales, entre le domicile, l’hôpital et l’EMS » qui devront être développées. Il s’agit notamment de l’accueil de jour et le court séjour qui est un maillon central de la trajectoire des personnes âgées. « 60% des gens qui sont en court séjour à un moment donné, au sortir de l’hôpital par exemple, retournent à domicile. »

Fabienne Wyss Kubler rappelle que dans les EMS « il y a le M de médical et le S de social. Et tout l’enjeu c’est de maintenir et de développer la notion de lieu de vie. » Grâce au développement de soins à domicile, les personnes qui entrent ou vont entrer en EMS le seront en raison d’une grande vulnérabilité ou de développement de problèmes cognitifs. Les centres médicosociaux vont « avoir une population différente, avec tout l’enjeu de la mixité. » /sma


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