Une troisième et dernière saison des Capsules criminelles

Karim Boukhris a verni son ouvrage fin janvier à La Chaux-de-Fonds. L’historien plonge le lecteur ...
Une troisième et dernière saison des Capsules criminelles

Karim Boukhris a verni son ouvrage fin janvier à La Chaux-de-Fonds. L’historien plonge le lecteur dans des affaires judiciaires qui ont marqué le canton de Neuchâtel au début du 19e siècle.

L’historien chaux-de-fonnier, Karim Boukhris, était présent ce mardi dans La Matinale. L’historien chaux-de-fonnier, Karim Boukhris, était présent ce mardi dans La Matinale.

La fin d’une aventure pour Karim Boukhris. L’historien chaux-de-fonnier a verni fin janvier la 3e et dernière saison de ses Capsules criminelles. Karim Boukhris a expliqué mardi dans La Matinale qu’il s’agissait « de la fin d’une longue histoire débutée en 2019 pour ce qui concerne les Capsules criminelles. » Mais l’aventure a commencé bien plus tôt. Le dépouillement de ces affaires s’est étendu de 2006 à 2010. Karim Boukhris avait alors entamé une thèse en histoire de la justice criminelle du canton de Neuchâtel pour la première moitié du 19e siècle. « Dans ce cadre-là, j’ai dépouillé plus de 2'400 affaires aux archives cantonales. (…) Et j’ai eu envie d’en raconter certaines. » Sa thèse étant restée inachevée, « c’était une manière de rendre tout ce que j’avais appris. » Certaines des affaires, Karim Boukhris les a choisies pour raconter un aspect de la justice de l’époque, une ambiance ou la vie quotidienne. « J’avais besoin, car je ne m’adresse pas à un public averti, d’avoir des histoires qui mettaient aussi en couleur l’époque, la vie quotidienne et comment vivaient les gens. »

Des infanticides pour échapper à un destin misérable

Certains aspects des crimes commis au début du 19e siècle sont encore d’actualité aujourd’hui. « Il y a des continuités qui sont assez déroutantes. On voit que les criminels sont toujours les mêmes. Ce sont de jeunes hommes désargentés. C’est la base, hier comme aujourd’hui. » Ce qui a beaucoup changé, relève Karim Boukhris, ce sont les pénalités. « C’est à cette période où dans le canton de Neuchâtel, et ailleurs en Europe, on va commencer de quitter les supplices et autres pour passer à la peine de prison. »

L’historien ne publiera pas de 4e saison, car, relève-t-il, il est arrivé au bout de ce qu’il voulait raconter. « Dans la 1re et 2e saison, j’avais un peu évoqué le destin des filles-mères à cette époque. Des destins vraiment misérables. » Certaines de ces femmes, pour éviter ce destin tout tracé, vont faire « le choix terrible d’assassiner leur nouveau-né. » Au début du 19e , une femme est jugée chaque année pour infanticide.

La 3e saison des Capsules criminelles est parue aux Éditions sauvages. Une lecture publique est organisée le 14 mars à la librairie Aux Mots Passants au Locle de 10h à midi. /sma


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