Le réseau neuchâtelois de près de 150 sirènes fixes et mobiles n’a jamais servi en dehors des périodes de tests. Pour éviter la banalisation de ce type d'alarme, le Service de la sécurité civile et militaire dose la quantité d’informations données à la population.
En dehors du premier mercredi du mois de février de chaque année, jamais les sirènes neuchâteloises n’ont retenti pour prévenir la population d’un danger, assure Frédéric Schaer, le chef de la section protection de la population du canton.
Le territoire neuchâtelois est couvert grâce à un réseau d’alarme d’une centaine de sirènes réparties dans toutes les localités, peut-on lire sur le site du Service de la sécurité civile et militaire. Le dispositif est complété par une cinquantaine de sirènes mobiles et quatre alarmes eau du barrage du Châtelot.
Frédéric Schaer : « On déclencherait cette alarme [eau] en cas d'événement qui ferait céder le barrage. »
Pour que ces alarmes remplissent leur fonction de prévenir la population, il faut savoir doser la quantité d’informations que l’on donne aux citoyens. Plus on parle des sirènes, plus on prend le risque de banaliser leur utilité et voir les gens ne plus y faire attention. Selon Frédéric Schaer, en parler une fois par année au moment du test, c’est un bon compromis.
Le système d’alarme étant destiné à préserver les vies, il faut pouvoir enclencher les sirènes avant que l’événement se produise. Si elles sont restées muettes pour les inondations au Val-de-Ruz et à Cressier en 2019 et 2021 et pour la tempête qui a balayé les Montagnes neuchâteloises en 2023, c’était que ces événements étaient difficilement prévisibles.
« Des événements qui nous prennent par surprise. »
Outre les sirènes, il y a d’autres façons d’informer la population. Avec par exemple Alertswiss. Le problème dans ce cas, c’est que l’information ne touche que les personnes qui ont téléchargé cette application. La Confédération, explique Frédéric Schaer, est en train d’étudier la possibilité qu’offre le cell broadcast. Cette technologie permet d’envoyer un message d’alerte sur tous les téléphones portables allumés d’une zone donnée.
« Les cantons se réjouissent un jour de pouvoir en disposer. »
Le dossier est entre les mains de la Confédération. « C’est un dossier prioritaire », conclut Frédéric Schaer. /cwi









